VIDÉO - Lâchage d'ours dans les Pyrénées : les arguments des opposants

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ENVIRONNEMENT - Une seconde ourse a été lâchée vendredi 5 octobre dans les Pyrénées-Atlantiques afin de sauvegarder l'espèce menacée d'extinction en France. Une décision qui s'attire les foudres des opposants.

Réintroduire de la diversité génétique dans les Pyrénées. C’est la raison pour laquelle deux jeunes ourses ont été lâchées, jeudi 4 et vendredi 5 octorbe, par hélicoptère, à la satisfaction des ONG. Dans le camp des "anti", en revanche, on fait mauvaise mine. Et on promet de tout faire pour se débarrasser de ces animaux.


Éleveurs, bergers et opposants font état d'"une incompatibilité avec le pastoralisme, une atteinte au développement de la région et à sa sécurité ainsi qu’une action inutile et coûteuse". Pour eux, la présence des bêtes n'est pas compatible avec l'élevage car il impose une présence permanente auprès des bêtes pour éviter un accrochage.

"232 attaques et 372 victimes" au 31 août 2018

Si l'animal se nourrit essentiellement de végétaux, il peut toutefois s'attaquer à des brebis ou provoquer la chute de dizaines d'entre elles d'un escarpement si elles sont effrayées. Les bergers, en première ligne dans l'opposition, avancent des chiffres : le bilan est de "232 attaques et 372 victimes" d'ours dans les troupeaux de son département au 31 août 2018. Actuellement, la population ursine dans les Pyrénées est de 43 animaux, après des réintroductions en 1996 et 2006. 


D'autres arguments sont également avancés. Notamment le fait que l'ours brun n'est pas en voie d'extinction dans le monde. Sa présence importante dans le massif menacerait à l'inverse tout un pan de la biodiversité pyrénéenne. En outre, la présence des bêtes engendrerait des frais inutiles. Parmi eux : les coûts liés à l'introduction et au suivi des ours, la protection des troupeaux ou l'indemnisation des dégâts.

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