Lactalis : "Il ne faut pas en faire une affaire politique"

RÉPONSE - Invité de LCI ce jeudi matin, Olivier Véran, député LREM et rapporteur général de la Commission des Affaires Sociales à l'Assemblée, a indiqué comprendre la colère des familles de victimes du lait contaminé dans les produits Lactalis. Selon lui, c'est à la grande distribution de s'assurer que tous les produits soient retirés.

Invité sur LCI ce jeudi matin pour aborder le scandale des produits contaminés Lactalis vendus par la plupart des enseignes de grande distribution après les rappels exigés par l'Etat le 21 décembre, le député LREM de la 1re circonscription de l'Isère et rapporteur général de la Commission des Affaires Sociales Olivier Véran a réagi aux propos de Quentin Guillemain. Ce dernier, président de l'association des familles de victimes du lait contaminé, s'indigne du manque de réaction du gouvernement dans cette affaire.


"Je comprends la colère de ce père, j’ai moi-même une fille qui a quatre ans et, qui il n'y a pas longtemps était encore sous lait infantile. Je me mets à la place des parents qui en donnent à leurs enfants, qui normalement ne devrait pas être vendu mais qui l’est encore par la grande distribution" a-t-il déclaré, indiquant être "extrêmement attentif" à l'apport de réponses "concrètes et rapides" aux familles des victimes.

C’est à la grande distribution de s’assurer par tous les moyens que ces lots sont effectivement retirés du marché.Olivier Véran sur LCI.

Toujours sur LCI, Olivier Véran a insisté sur l'importance de ne pas faire de ce sujet "une affaire politique", mettant la responsabilité de ces défaillances sur le dos des industriels, en charge de "la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire". "C’est à la grande distribution de s’assurer par tous les moyens que ces lots sont effectivement retirés du marché" a-t-il martelé, avant d'ajouter : "Les résultats des 2.000 contrôles ne sont pas encore connus et seront connus ce vendredi pour savoir s’il y a ou non des extraits de lait contaminé dans les contrôles qui ont été effectués."


Jugeant cette situation "absolument inacceptable", Olivier Véran estime qu'il faut évoluer "d’une obligation de résultats à une obligation de moyens" dans les cas de retrait de produits contaminés. "Il faut que la puissance publique mette en place des procédures, des protocoles avec la grande distribution pour s’assurer que tout est mis en œuvre (ndlr : au niveau du retrait des produits)". 

Castaner veut "mettre tous les opérateurs autour de la table"

De son côté, sur France Info, le délégué général de La République En Marche et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a également réagi à cette défaillance des grandes surfaces. "Je ne me satisfais pas des excuses de tel ou tel acteur, distributeur, de Lactalis. Ce qui compte c'est d'avoir un système qui marche, qui fait que, quand il y a une alerte, la totalité des moyens sont mis en oeuvre pour empêcher la diffusion quelque boîte que ce soit" a-t-il déclaré, ajoutant qu'il fallait "très clairement mettre tous les opérateurs autour de la table, pour faire en sorte qu'on ait le système le plus efficace possible".

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