L'"Araignée", un violeur en série repris dans la toile de la justice

L'"Araignée", un violeur en série repris dans la toile de la justice

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COLMAR – Le procès d'un homme déjà condamné pour onze viols s'ouvre jeudi devant les assises du Haut-Rhin. Cette fois, pour une nouvelle agression quelques mois seulement après sa libération conditionnelle. Dans les années 1980, il s'était fait connaître sous le surnom d'"Araignée" après avoir escaladé à mains nues les immeubles de ses victimes.

Son mode opératoire lui avait valu le surnom de l'"Araignée". Philippe T. escaladait les façades d'immeubles de ses victimes avant de les agresser. Après onze viols et 24 années passées derrière les barreaux, la "bête" est de retour devant la justice du Haut-Rhin. Cette fois, l'homme âgé de 51 ans est soupçonné d'un "viol aggravé en récidive" commis en 2012 sur une jeune femme vulnérable dans un foyer de Mulhouse.

Violentes agressions

L'"Araignée" avait défrayé la chronique dans les années 1980 après avoir semé la psychose dans les villes de Biarritz et de Paris. Agissant toujours de nuit, il grimpait les murs des résidences à mains nues, profitant d'une fenêtre laissée ouverte ou d'un volet mal fermé et surprenait les jeunes femmes dans leur sommeil. Son premier procès, à Pau, en 1990, avait révélé l'extrême violence des attaques.

Pour l'avocat de la jeune victime, la difficile prévention de la récidive sera évoquée lors de ce nouveau procès. Si Me Hervé Kuony n'a pas voulu parler de "scandale", il a néanmoins pointé des "dysfonctionnements". Condamné à perpétuité avec une peine incompressible de 15 ans, Philippe T. a récidivé quelques mois seulement après sa libération conditionnelle. "Il n'est sorti que lorsqu'une majorité d'expertises y étaient favorables" et après avoir présenté "un projet de réinsertion concret et motivé", a fait valoir le parquet de Mulhouse. Le verdict est attendu vendredi.
 

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