L'assiette des Français s'améliore doucement

L'assiette des Français s'améliore doucement

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SOFINSCOPE – Si une majorité de Français considèrent que leur budget alimentation est encore trop élevé, ils ont le sentiment que la situation s'améliore... un peu.

Au pays de la gastronomie, c'est une petite douceur dans la crise. Alors que les Français étaient 71% à considérer que le montant consacré à leur alimentation (hors restaurant) augmentait en 2013, ils ne sont plus que 57% un an après, selon le Sofinscope - baromètre OpinionWay pour Sofinco*. "Dans la situation actuelle où l'on a le sentiment que tout augmente, l'alimentation tire son épingle du jeu. Elle  n'apparaît plus comme un poste de dépense qui se dégrade", explique pour metronews Julien Goarant, directeur d'études chez OpinionWay. Un moindre mal dans un contexte où d'autres "dépenses comme l'énergie ou le logement restent très fortes".

Le prix avant tout

Un constat qui s'expliquerait notamment par une amélioration de l'offre. De plus en plus de Français estiment en effet que le rapport qualité/prix des produits qu'ils achètent s'est amélioré au cours des dernières années. Pour autant, la fourmi n'en devient pas cigale : au moment des courses, le prix reste le premier critère de choix pour 80% des sondés. Une tendance d'autant plus forte chez les foyers aux revenus modestes (moins de 1000 euros) qui n'y consacrent que 204 euros par mois, contre 389 euros en moyenne, et plus de 538 euros pour les salaires dépassant les 3500 euros. "Les Français restent encore très nombreux à comparer (83%), à privilégier les promotions (84%), à cuisiner les restes pour éviter le gaspillage (87%)", résume Julien Goarant.

Là où la crise se fait encore plus sentir, c'est côté sorties. Près de la moitié des personnes interrogées (47%) ont l'impression que leur budget restaurant diminue par rapport à l'an passé. Ainsi, trois Français sur quatre limitent les virées gourmandes. Mais le Français n'en reste pas moins un gastronome. C'est donc chez lui qu'il se fait désormais plaisir avec au menu, des produits de qualité. "Malgré un portefeuille serré, on n'est pas forcément dans une logique où se développe le hard discount. Les consommateurs sont de plus en plus responsables et sensibilisés aux questions alimentaires, note Julien Goarant. Un certain nombre de scandales alimentaires ainsi que des émissions télé ont appuyé cette tendance."

*Etude réalisée les 5 et 6 mars auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence.

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