Malgré l'interdiction, le bassin de la Villette se transforme en piscine géante

SOCIÉTÉ

PLOUF - La baignade était réservée aux participants de courses de natation. Mais la tentation était trop grande. Plusieurs dizaines de personnes ont piqué une tête dans le bassin de la Villette.

Ils sont venus nombreux, ce dimanche 28 août, avec l'envie de piquer une tête dans le bassin de la Villette. Et l'interdiction de baignade au public ne participant pas à la course organisée par la Fédération française de natation ne les a pas tous refroidis. Encore mouillé, Julien vient de réaliser son "fantasme" : se baigner dans ce bassin du nord de Paris.

Ils sont venus nombreux, ce dimanche 28 août, avec l'envie de piquer une tête dans le bassin de la Villette. Et l'interdiction de baignade au public ne participant pas à la course organisée par la Fédération française de natation ne les a pas tous refroidis. Encore mouillé, Julien vient de réaliser son "fantasme" : se baigner dans ce bassin du nord de Paris.

A peine les courses finies...

Cette baignade gratuite et improvisée, dans une eau au mercure méditerranéen - 24°C -, avait été imaginée par un jeune collectif parisien, "Le Laboratoire des baignades urbaines expérimentales". Ces activistes militent depuis quelques années pour "casser les barrières psychologiques et se réapproprier les espaces de baignade longtemps oubliés", explique Julie Pacaud, 26 ans, membre du collectif.

Quelques minutes auparavant, les nageurs de la "Fluctuat", trois courses autorisées et organisées par la Fédération française de natation, étaient à peine remontés sur les quais que des dizaines de personnes plongeaient tête la première dans le plus grand plan d'eau artificiel de la capitale.

La tentation était trop grande

Lorsque, samedi après-midi, l'interdiction leur avait été notifiée, il était déjà trop tard. Les réseaux sociaux avaient fait leur travail et l'information était déjà répandue. "Ah bon ? C'est interdit ? On m'a dit qu'on avait le droit aujourd'hui !", s'étonnait ainsi Julie, 29 ans. Voisine du bassin, elle craignait "de (se) retrouver en maillot sur le boulevard", mais finalement "ça va, ça fait station balnéaire".

Peu à peu, certains s'enhardissent et sautent depuis la passerelle qui enjambe le bassin, sous les rires et les applaudissements de la foule, venue nombreuse après plusieurs jours de très forte chaleur. Et les deux policiers de la brigade fluviale sont rapidement débordés. "On est trop nombreux, les policiers ne peuvent rien faire", rigole Raphaël, 18 ans. "Ou alors, ils vont faire beaucoup d'argent !" Au moins, pour l'été 2017, le message de la mairie de Paris est plus clair : "L'objectif est d'ouvrir le bassin au grand public".

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