Le Bon Coin présente ses excuses après la mise en vente d’objets nazis

Le Bon Coin présente ses excuses après la mise en vente d’objets nazis
SOCIÉTÉ

SCANDALE - Une série d’annonces proposant des étoiles jaunes ou encore des brassards nazis ont été postées samedi sur le site Leboncoin.fr. Après leur retrait ce dimanche, le PDG du site s’est dit "indigné" et a indiqué envisager des poursuites contre le responsable.

Une étoile jaune "créée par le régime de Vichy", des brassards nazis, une "très belle casquette d’officier panzer SS"… Voilà ce que les internautes ont pu découvrir ce samedi en parcourant le site Leboncoin.fr. Des annonces qui ont décidé le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme à annoncer le dépôt d'une plainte. Après le retrait des objets en cause, dimanche, le PDG du site a présenté ses excuses, se disant "indigné" par l'affaire.

"Equipes réduites le week-end"

Les annonces "sont malheureusement passées à travers nos contrôles systématiques qui s'appliquent aux 800.000 nouvelles annonces quotidiennes", ajoute Antoine Jouteau. Des contrôles qui consistent en un repérage des contenus litigieux par des algorithmes suivi par une vérification humaine. Mais la procédure a montré leurs failles samedi : "Nous gérons habituellement ce type de situations en supprimant les annonces. Je pense que cela n’a pas pû être fait à temps car ces annonces ont été publiées le week-end, quand nos équipes sont réduites", a expliqué Anne Quemin, la directrice de communication du Bon coin au Parisien.

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Il était une fois : Le Bon Coin

Les annonces avaient été postées ce samedi par un internaute localisé à Argenteuil, dans le Val-d’Oise. Le Bon Coin, a précisé Antoine Jouteau, se réserve le droit "d'engager toutes les poursuites nécessaires vis-à-vis de l'auteur et responsable de l'annonce".

La loi punit d’une amende de 1500 euros "le fait de porter ou d'exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés par une personne reconnue coupable par une juridiction française ou internationale d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité". L’apologie de crimes contre l’humanité est, elle, punie de  cinq ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

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