Le CHU d'Angers et une opératrice du Samu devant la justice

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JUSTICE - Le CHU d'Angers ainsi qu'une opératrice du Samu ont rendez-vous ce lundi devant les tribunaux. Mis en examen pour homicide involontaire, ils sont accusés de n'avoir pas envoyé à temps les secours à une jeune femme qui faisait un malaise.

Voilà presque six ans qu'il attend des réponses. Alors que le procès s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel, Arnaud Blot espère que toute la lumière sera faite sur le décès de sa compagne. Le CHU d'Angers et une opératrice du SAMU, qui comparaissent pour homicide involontaire, sont accusés d'avoir envoyé des secours trop tard à Stéphanie.

Les secours arrivent quarante-cinq minutes après

L'affaire remonte au 9 avril 2009 au matin. Stéphanie Rousset, âgée de 27 ans, fait un malaise. Son compagnon, Arnaud Blot, lui-même ambulancier à l'hôpital d'Angers, appelle alors les secours à plusieurs reprises. Mais sans être pris au sérieux. Florence Madet, l'opératrice du Samu, lui conseille de contacter son médecin traitant, sans transférer son appel à un médecin régulateur. Durant ce laps de temps, l'état de la jeune femme se dégrade. Ayant accouché un mois plus tôt, Stéphanie a du mal à respirer, des palpitations, des engourdissements et perd la vue, premiers symptômes d'une embolie pulmonaire. Avant de perdre conscience et de succomber à un arrêt cardiaque.

Les secours ne sont arrivés que quarante-cinq minutes après son premier appel. Trop tard. "Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'elle ne prenne pas mon appel au sérieux ?" s'interroge pour Le Parisien Arnaud Blot. "J'avais le sentiment que l'opératrice ne m'écoutait pas. Son attitude a diminué les chances de survie de Stéphanie." Il dénonce des carences en matière de formation des permanenciers et accuse une organisation défectueuse du service des urgences. L'avocate du CHU conteste toute erreur.

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