Le directeur de la prison de Bayonne suspendu pour avoir publié des images racistes sur Facebook

Le directeur de la prison de Bayonne suspendu pour avoir publié des images racistes sur Facebook

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RACISME – Le directeur de la prison de Bayonne est suspendu plusieurs mois pour avoir publié sur son compte Facebook un photomontage moquant l'équipe de France de football. C'est la députée socialiste du département qui a saisi la garde des Sceaux : une enquête interne est ouverte.

Il aurait moqué l'équipe de France de football en la représentant par un photomontage de singes. Le directeur de la maison d'arrêt de Bayonne, en Pyrénées-Atlantiques, a été suspendu de ses fonctions jeudi après la diffusion sur son compte Facebook d'images "à caractère raciste" moquant l'équipe de France de football, a-t-on appris auprès de la Chancellerie. "Le directeur de la maison d'arrêt de Bayonne a été suspendu à la suite de la découverte d'images et propos à caractère raciste sur son compte Facebook", a déclaré à l'AFP le ministère de la Justice.

Le directeur de la prison, Gérard Brillon, a posté une photo de grands singes semblant se détendre, picorer des graines ou s'épouiller dans une clairière, avec pour légende: "L'équipe de foot de France dans son milieu naturel." Ce photomontage a ensuite été supprimé du compte, de même que d'autres images, tournant en dérision une femme en burqa ou encore le président François Hollande.

La justice interpellée par une députée socialiste

Indignée de voir ce photomontage circuler sur les réseaux sociaux, la députée socialiste des Pyrénées-Atlantiques Colette Capdevielle a dit à l'AFP avoir "saisi la garde des Sceaux" jeudi matin "après avoir lu sur le site Mediabask des commentaires racistes qu'aurait diffusés sur les réseaux sociaux Gérard Brillon" et "demandé une enquête". L'administration pénitentiaire a confirmé avoir suspendu le chef d'établissement, "pour plusieurs mois", et annoncé l'ouverture d'une enquête interne.

Le directeur de la prison a déclaré à plusieurs reprises à la rédaction de Mediabask ne pas se souvenir de ces publications et ne pas en être l'auteur, affirme le site. Le média local indique toutefois que l'Observatoire international des prisons avait été alerté de ces publications par une famille de détenus et des intervenants de la maison d'arrêt, qui s'interrogeaient alors sur la compatibilité entre ces prises de position et les exigences du poste de directeur.

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