Le fait divers du jour : un couple déterré pour faire tombe à part

Le fait divers du jour : un couple déterré pour faire tombe à part

DirectLCI
EXHUMATION – Un couple divorcé et enterré ensemble depuis 2011 va être exhumé pour être séparé, suite à une décision du tribunal de Blois. La seconde épouse du défunt avait saisi la justice pour faire respecter son "droit à la sépulture".

Une macabre séparation. Alors qu’il partageait la même sépulture depuis 2011, un couple divorcé va être exhumé afin de mettre fin à leur cohabitation post-mortem. C’est le tribunal de grande instance de Blois qui a ordonné l’exhumation, donnant raison à la seconde femme du défunt, révèle l’Est républicain sur son site .

Dans son jugement du 27 mars, le tribunal a ordonné le transfert du corps dans une autre sépulture dans un délai de deux mois, sous peine d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, payables par la fille du couple, reconnue coupable d’avoir réuni ses parents après leur mort.

"Elle souhaitait reposer aux côtés de sa fille"

Avant son divorce, le couple avait acquis en 1974 une sépulture comportant quatre niches dans le cimetière de Salbris (Loir-et-Cher), où devait être inhumée la même année l’autre fille du couple, une handicapée décédée prématurément. Les époux divorcent peu après, et l’homme convole en secondes noces en 1983. A son décès, son corps rejoint en février 2007 celui de sa fille à Salbris.

Lorsqu’en 2011, sa première épouse meurt à son tour à l’âge de 81 ans, la fille survivante du couple divorcé fait procéder à son inhumation dans le même caveau. "Ma mère s’était occupée de ma sœur. Elle souhaitait reposer à ses côtés. J’ai respecté ses dernières volontés", fait-elle valoir.

C’était sans compter avec la seconde épouse... qui a assigné sa belle-fille en justice et fait valoir son "droit à la sépulture". La fille du couple aurait en effet dû obtenir le consentement de sa belle-mère pour faire inhumer sa mère dans le caveau. Une morale à cette sombre histoire ? Même dans la mort, les histoires de cœur ne sont jamais simples.
 

Plus d'articles