Le généticien Axel Kahn est décédé d'un cancer à l'âge de 76 ans

PORTRAIT : Axel Kahn, "une vie qui avait valeur d'exemple"

DISPARITION - Le scientifique, jadis directeur de l'Inserm ou encore de l'Université Paris-Descartes, était atteint d'un "cancer qui s'était aggravé récemment", selon la Ligue contre le cancer, qu'il avait également dirigée.

Le monde de la médecine, et plus largement de la science, a perdu Axel Kahn. Le généticien est décédé d'un cancer qui avait atteint un stade très avancé, a annoncé la Ligue contre le cancer, ce mardi 6 juillet.

Début juin, le généticien avait officiellement quitté la présidence de la Ligue contre le cancer, dont il s'était déjà mis en retrait, avait annoncé l'association. 

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Mort du généticien Axel Kahn, figure de la recherche française

L'association, dont le scientifique occupait la tête en tant que bénévole depuis juin 2019, avait annoncé le 11 mai qu'il allait se mettre en retrait en raison d'un "cancer qui [s'était] aggravé récemment".

Le spécialiste en bioéthique avait occupé plusieurs postes scientifiques de haut rang. Comme la direction de l'Institut Cochin, celle de l'université Paris-Descartes, ou encore celle de l'Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale. 

Des sciences et... de la politique

Une carrière scientifique qui, des décennies plus tôt, n'avait pourtant rien d'évident. "J’avais 15 ans, je voulais devenir prêtre", avait-il expliqué à Libération, en janvier dernier, racontant avoir un jour perdu "la foi"

Quelques années plus tard, alors étudiant, il s'était tourné vers le militantisme, adhérant au Parti communiste, puis se rapprochant du Parti socialiste et de Martine Aubry. En 2012, il s'était même présenté aux élections législatives dans la deuxième circonscription de Paris, face à François Fillon. 

Je ne me laisse jamais emporter- Axel Kahn

Ces derniers mois, l'homme de sciences était beaucoup intervenu pour la défense des malades du cancer, dont la prise en charge a été sérieusement perturbée par la crise sanitaire.

Et alors qu'il avait publiquement dénoncé ce qu'il nommait le "désastre" du début de la campagne de vaccination en France, le généticien avait résumé ses prises de position. "Je ne me laisse jamais emporter. Tout ce que je dis est sous contrôle !", avait-il assuré à Libération.

Je m’endormirai, ils me verront m’endormir- Axel Kahn

Il avait aussi évoqué publiquement sa propre mort, qu'il savait imminente. En mars dernier, dans une préface non publié, il décrivait déjà le mal qui le rongeait. "La maladie que je combats avec acharnement en tant que président de Ligue ne s'était pas avouée vaincue, elle m'attendait au tournant, lançant une attaque massive", écrivait-il.

Le 17 juin, dans un billet intitulé "La chronique apaisée de la fin d’un itinéraire de vie", il évoquait sa fin encore plus directement : "La main dans la main des miens qui seront transpercés de mon amour, moi-même nimbé de leur amour, je m’endormirai, ils me verront m’endormir".

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