Le gouvernement voudrait favoriser l'implantation de péages urbains

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ANNONCE - Interrogée dans les Echos, Elisabeth Borne, la ministre des Transports, souhaite faciliter la mise en place de péages urbains dans les villes françaises. Une mesure déjà autorisée à titre expérimental, mais encore jamais testée dans les faits.

C'est une annonce qui risque d'agacer les associations d'automobilistes. Selon nos confrères des Echos, le gouvernement souhaite donner aux villes et aux régions de "nouveaux outils pour réguler les transports" à travers la future loi sur les mobilités prévue pour le printemps. Parmi les mesures envisagées : faciliter la mise en place de péages urbains.


Le principe : faire payer les véhicules entrant dans une zone en scannant leur plaque d’immatriculation via des caméras. Si les péages urbains sont déjà autorisés en France, ils n'ont encore jamais été testés. "Aujourd’hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir, assure la ministre des Transports Elisabeth Borne aux Echos. Il faut y remédier".

Les collectivités locales auront les outils pour rendre cohérentes et lisibles les différentes offres de transport existantes sur leurs territoiresElisabeth Borne, aux Echos

Ce système existe déjà à Londres, Milan ou encore Stockholm. Pour ces municipalités, ces péages sont un moyen efficace de diminuer les embouteillages, lutter contre la pollution ou encore augmenter le recours aux transports en commun. Des objectifs partagés par le gouvernement français qui souhaite ainsi "favoriser les comportements vertueux comme le covoiturage ou l'achat de véhicules peu polluants", note Les Echos. Elisabeth Borne prend notamment l'exemple de Lille qui souhaite la mise en place prochaine d'un "péage inversé" où les conducteurs se verraient verser des "incitations financières" s'ils acceptent de conduire en dehors des heures de pointe. 

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La ministre souhaiterait également s'attaquer aux "déserts de mobilité", c'est à dire des zones où la voiture individuelle représente la seule solution pour se déplacer. "Aujourd’hui, 80 % des territoires ne sont pas couverts par une autorité organisatrice", note la ministre dans Les Echos. Et de conclure : "Les collectivités locales auront les outils pour rendre cohérentes et lisibles les différentes offres de transport existantes sur leurs territoires, qu’elles soient publiques – les réseaux de transport urbain – ou privées".

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