Le lait et les fruits, principales victimes françaises de l'embargo russe

Le lait et les fruits, principales victimes françaises de l'embargo russe

AGRICULTURE – Après la décision prise par l'Union européenne de durcir ses sanctions contre la Russie dans le cadre de la crise ukrainienne, Vladimir Poutine a annoncé un embargo sur les denrées alimentaires. Un mois après cette décision, certains secteurs agricoles accusent des baisses de prix "trop importantes".

Les dommages collatéraux liés au conflit entre l'Ukraine et la Russie ne se sont pas fait attendre. Les producteurs français du secteur laitier, mais aussi ceux des pommes ou des poires, alertent le gouvernement sur les conséquences de l'embargo décidé par la Russie sur ses importations agricoles.

"Pour un kilo de pêche, un producteur perd entre 20 et 30 centimes".

Contacté par metronews, le président de la Fédération des producteurs de fruits français, Luc Barbier, déplore déjà une baisse des prix dans certains secteurs. " Comme la Russie n'achète plus nos productions , nous ne parvenons pas à les vendre et les prix baissent inévitablement. Si les prix de la pomme n'ont pas encore directement baissé à cause de l'embargo russe, ceux des poires, des prunes ou des nectarines ont chuté", déplore-t-il. Et de donner un exemple : "Pour un kilo de pêche, un producteur perd actuellement entre 20 et 30 centimes".

Le ministre de l'Agriculture reçoit la filière agricole mercredi

Mais c'est le secteur laitier qui pourrait être la victime numéro 1 de ce conflit entre l'union européenne et la Russie, le pays important avant l'embargo plus de 250.000 tonnes de fromage de type Edam. Les éleveurs laitiers français ont prévenu mardi dans un communiqué qu'ils n'étaient pas prêts à payer seuls la facture. Ils appellent donc les transformateurs et distributeurs à la responsabilité, et les politiques à l'action : "Si rien n'est fait d'ici là, les conséquences sur notre marché seront très graves".

Joint par metronews, le cabinet du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, se veut pourtant rassurant. "Il est encore tôt pour parler des conséquences de cet embargo, mais le ministre est mobilisé. Il a rencontré son homologue allemand et polonais ce mardi et il recevra la filière agricole mercredi après-midi pour évoquer ce sujet", nous précise-t-on. D'autres pistes européennes pour aider le secteur agricole seront évoquées à l'issue d'un conseil exceptionnel des ministres de l'agriculture européens organisé vendredi.

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