Le "loup du Clunisois" abattu en Saône-et-Loire

Photo d'illustration d'un loup

FAUNE - Un loup a été abattu dans la nuit de mardi à mercredi sur la commune de Flagy, en Saône-et-Loire. Le tir a été motivé par la protection d'un troupeau de moutons. Cette année, l'État a autorisé l'abattage d'une centaine de ces animaux, selon un cadre légal bien précis.

Un loup, localisé le mois dernier dans la région de Cluny (Saône-et-Loire), a été abattu mardi soir afin de protéger un troupeau de moutons, a indiqué dans la nuit de mardi à mercredi le préfet de Saône-et-Loire, Julien Charles.

"Le prédateur a été tué par un agent de la brigade mobile d'intervention sur les grands prédateurs, service de l'Office français de la biodiversité" (OFB), a précisé le préfet dans un communiqué. 

L'animal, connu comme le "loup du Clunisois", a été abattu  vers 23h sur la commune de Flagy, "dans le cadre d'une opération de tir de défense sur un troupeau d'ovins protégés", a ajouté le préfet.

Le plan loup déclenché le 17 mai

La préfecture de Saône-et-Loire avait indiqué le 17 mai avoir déclenché le plan loup après la détection de cet animal dans le département. Les experts de l’OFB avaient confirmé la présence du loup après avoir analysé des photos prises les jours précédents, à l'aide d'appareils posés sur la commune de Flagy. Le préfet avait alors assuré les éleveurs de son soutien et rappelé que la protection des troupeaux "constitu(ait) un préalable obligatoire à la délivrance des autorisations de procéder à des tirs de défense".

L'abattage d'une centaine de loups autorisé en 2021

Alors qu'ils avaient été éradiqués dans les années 30, les premiers loups sont réapparus en 1992 dans le Mercantour. Arrivées d'Italie, ils se sont définitivement installés dans les Alpes françaises et dans une grande moitié Est du pays. Aujourd'hui, environ 600 loups sont recensés sur tout le territoire. Si aucun incident avec l'homme n'a été déploré, la cohabitation avec les éleveurs est très difficile. Les loups attaquent régulièrement les troupeaux.

Strictement protégé, l'animal peut cependant être abattu dans certaines conditions bien définies. La loi autorise notamment les tirs de défense en cas de menace immédiate d'un troupeau. Dans ce cas, le tir doit être réalisé à l’intérieur du pâturage et à proximité du troupeau concerné. Lorsque la situation ne permet pas un tir de défense individuel, le préfet peut organiser une opération collective, menée par un groupe de chasseurs. Ces tirs sont aussi permis en cas de dommages importants aux élevages.

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En octobre 2020, le gouvernement a reconduit pour 2021 un plafond de tirs d'abattage de loups de 19% de la population estimée en France, soit une centaine d'animaux environ. Si ce plafond, identique à celui fixé pour 2020, est atteint avant la fin de l'année civile, il pourra être porté à 21% pour les seuls tirs de défense, précise le texte. En dehors du cadre légal et réglementaire, l'abattage d'un loup est puni de deux ans d’emprisonnement et de 150.000€ d’amende.

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