Le meurtrier d'Agnès condamné à perpétuité

Le meurtrier d'Agnès condamné à perpétuité
SOCIÉTÉ

La cour d'assises de Riom (Puy-de-Dôme) a condamné ce vendredi le meurtrier d'Agnès Marin à une peine de prison à perpétuité. Matthieu, 20 ans, était jugé en appel pour avoir violé, tué et brûlé l'adolescente de 13 ans en 2011 à Chambon-sur-Lignon.

La sanction est tombée ce vendredi soir un peu avant 19 heures. La cour d'assises de Riom (Puy-de-Dôme) vient de condamner le meurtrier d'Agnès Marin à la prison à perpétuité. Matthieu, 20 ans, était jugé en appel depuis le 29 septembre pour avoir violé, tué et brûlé l'adolescente de 13 ans en 2011 à Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire).

Jeudi soir, les avocats généraux Joëlle Bocchino et Loïc Erygnac étaient allés au-delà des 30 ans requis en juin 2013 par la cour d'assises du Puy-en-Velay, en demandant de confirmer la peine de réclusion à perpétuité prononcée en première instance. Une condamnation rarissime pour le mineur que l'accusé était au moment des faits. Ils ont en outre demandé que cette peine soit accompagnée d'un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins et qu'en cas de non-respect de cette mesure, Matthieu soit passible de sept années de prison supplémentaires.

Cour de cassation et CEDH?

La défense de Matthieu avait annoncé vendredi, dès avant le verdict, qu'elle envisageait de se pourvoir en cassation si les jurés confirmaient la perpétuité infligée en première instance. "On ne peut pas à la fois reconnaître une altération du comportement, du discernement (de Matthieu au moments des faits, ndlr) comme l'a fait l'avocate générale, comme c'est établi par les expertises, et n'en tirer aucune conséquence sur la peine. Ce n'est pas pensable", avait déclaré vendredi matin Me Isabelle Mimran. "Je conseillerai à la famille un pourvoi en cassation", a-t-elle ajouté.

"La perpétuité, c'est l'exclusion, c'est l'anéantissement de l'être humain. On vous dit qu'il sortira un jour. Quand, un jour ? Vous croyez qu'un collège d'experts psychiatres ou de professionnels judiciaires le laisseront sortir ? Il y a trop d'incertitudes", a martelé l'autre avocate de Matthieu, Me Joëlle Diez, en demandant "un brin d'humanité" aux jurés.

Les conseils de Matthieu n'excluent pas non plus un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme "car la convention internationale relative aux droits de l'enfant interdit l'enfermement à vie avec aucune chance de sortie pour un mineur", selon Me Diez.

Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt des alentours sur les indications de Matthieu, placé en garde à vue la veille. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau.

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