Le nombre de décrocheurs scolaires passe sous la barre des 100.000 par an

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ÉDUCATION - Le nombre de décrocheurs scolaires a baissé cette année : s'ils étaient 140.000 jeunes en 2010 à quitter le système scolaire sans diplôme, ils ne sont plus que 98.000 en en 2016.

Ils sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification. Le nombre de décrocheurs scolaires a baissé en 2016, pour descendre sous la barre des 100.000 par an, a annoncé le ministère de l’Education nationale lundi. Grâce à la mobilisation de l'Etat et de la communauté éducative, "nous avons cette année passé un cap symbolique très fort", s’est félicité la ministre Najat Vallaud-Belkacem.  


Le décrochage scolaire devrait ainsi concerner 98.000 jeunes en 2016, selon un indicateur provisoire du ministère, après 107.000 en 2015 et 110.000 en 2014. La France a déjà dépassé l'objectif européen de descendre d'ici 2020 sous le seuil de 10% de jeunes décrocheurs. Mais cette diminution reste toutefois inférieure aux objectifs fixés par François Hollande. 

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Le décrochage scolaire reste un problème "grave", car "malheureusement, sans diplôme, l'insertion professionnelle est compromise", a souligné Najat Vallaud-Belkacem lors d’un séminaire consacré à ce fléau lundi. François Hollande s'était fixé comme objectif de diviser par deux le nombre de décrocheurs pendant son quinquennat, pour passer de 140.000 à 70.000 par an et avait demandé à "être jugé sur ce résultat". 


Pour 2016-2017, "nos projections nous donnent à voir que nous serons en dessous des 80.000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification", car "nos dispositifs montent en puissance", a assuré la ministre. Najat Vallaud-Belkacem avait lancé un plan de lutte contre le décrochage en novembre 2014, après de précédentes mesures prises par ses prédécesseurs. 

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Éducation : lutter contre le décrochage scolaire

De nouveaux dispositifs sont également entrés en vigueur cette année, comme le droit pour les recalés au baccalauréat, au brevet de technicien ou au CAP, de redoubler une fois dans leur établissement. Ou encore la possibilité pour les élèves de seconde professionnelle qui pensent s'être trompés d'orientation de changer de domaine ou de voie jusqu'aux vacances de la Toussaint. "On ne peut pas laisser un jeune quitter le système scolaire (...) sans avoir un sentiment de non-assistance à jeunesse en danger", a déclaré la ministre.

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