Le rappeur Médine accuse l'extrême droite "d'instrumentaliser la douleur des victimes" du Bataclan

Le rappeur Médine accuse l'extrême droite "d'instrumentaliser la douleur des victimes" du Bataclan

SOCIÉTÉ
DirectLCI
RÉPONSE - Au coeur d'une polémique autour de sa programmation dans la tristement célèbre salle de spectacle, le rappeur a répondu à ses détracteurs, lundi 11 juin, dans un post sur Twitter.

Médine sort du silence. Plusieurs jours après qu'une partie de la classe politique, allant de La République en marche au Front national, a déploré, à des degrés divers, sa programmation au Bataclan, dimanche 10 juin, le rappeur a pris la plume, lundi 11 juin, pour répondre à ses détracteurs. 

En vidéo

Medine peut-il chanter au Bataclan ?

Alors que ces derniers voyaient dans son concert une insulte faite à la mémoire des victimes des attentats du 13-Novembre, ce dernier a d'abord voulu "lever toute ambiguïté" et a renouvelé ses "condamnations passées à l'égard des abjects attentats du 13 novembre 2015 et de toutes les attaques terroristes", assurant au passage son "profond soutien" aux victimes et à leurs proches.


Mais surtout, le rappeur, connu pour ses textes au vitriol critiquant les responsables politiques détournant la laïcité pour attaquer l'islam, s'est adressé à ses détracteurs. Rappelant son combat de "15 ans" contre "toutes formes de radicalisme", il a accusé "l'extrême-droite et ses sympathisants" de "détourner le sens de [ses] chansons" et "d'instrumentaliser la douleur des victimes et de leur famille". Un message qui rappelle celui de certains survivants ou proches de victimes du Bataclan, qui ont regretté publiquement la "récupération politique" faite autour de ce concert.

Allons-nous laisser l'extrême droite dicter la programmation de nos de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d'expression ?Le rappeur Médine, à la fin de son communiqué

A la fin de son communiqué, le rappeur 35 ans accuse l'extrême droite de vouloir "limiter (la) liberté d'expression" : "Allons-nous laisser l'extrême droite dicter la programmation de nos de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d'expression ?", s'interroge-t-il. De Wauquiez à Le Pen, plusieurs élus LR et RN ont appelé ces derniers jours à l'annulation des concerts du rappeur Médine au Bataclan, citant notamment un morceau dans lequel il appelle à "crucifier les laïcards". Une avocate de familles de victimes a même saisi le préfet de police pour demander l'interdiction du concert. A plusieurs reprises, le rappeur originaire du Havre s'était exprimé sur ces polémiques.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter