Le Samu social cherche 200 familles en région parisienne pour accueillir des réfugiés

Le Samu social cherche 200 familles en région parisienne pour accueillir des réfugiés

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SOLIDARITÉ - Alors que la crise des migrants prend de l'ampleur en France, le Samu social de Paris a lancé il y a quelques semaine le projet Elan. À terme, l'organisation espère trouver 200 familles franciliennes désireuses d'accueillir des migrants chez eux.

Le Samu social lance un appel aux franciliens. Alors que la crise des migrants prend de l'ampleur en France, notamment en région parisienne, l'organisation qui lutte contre l'exclusion a lancé le dispositif Elan en juin dernier. "On s’est rendus compte qu’il y avait tout un élan citoyen avec tous ces particuliers qui se proposent d’accueillir des migrants chez eux, explique à LCI Nadège Letellier, responsable de ce programme. On s’est dit qu’il fallait saisir cet élan pour essayer d’en faire quelque chose de structuré, mettre un peu d’éthique".


Pour recevoir un réfugié, les accueillants doivent réunir plusieurs conditions : disposer d'une chambre individuelle, accueillir la personne réfugiée pour une durée de trois mois à un an et s'engager à organiser des temps de partage. De son côté, l'accueilli doit déjà accepter de cohabiter avec la famille. "On leur dit bien qu'il ne s'agit pas d'une offre d'hébergement ou de mise à l'abri pour quelques nuit, mais bien d'une offre d'accueil". Ils doivent également accepter de respecter les règles du foyer. Enfin, la famille doit parler une langue commune, comme l'anglais ou le français. "C'est préférable de maitriser la langue française, mais ce n'est pas une condition obligatoire", précise Nadègle Letellier.

Une dizaine de cohabitations formées

Le Samu social est chargé des "former" les cohabitations. La première phase est celle de la rencontre entre les personnes réfugiées et les accueillants pour comprendre les attentes des uns et des autres. "Certaines personnes vont être très occupées par leur travail et n’auront que deux jours pour partager des temps d’échanges et d’autres seront disponibles toute la semaine", analyse Nadège Letellier. Des attentes que l'on retrouve aussi du côté des réfugiés. "Certains d'entre eux vont avoir besoin d’un fort étayage d’une famille tandis que les autres auront envie d’indépendance et d’autonomie."


Aujourd'hui, 18 foyers d’accueils sont intégrés dans le dispositif et une dizaine de cohabitations ont été formées. En tout, ce sont quatre travailleurs sociaux, deux psychologues et deux conseillers en insertion professionnelle qui sont mobilisés sur ce projet. Ils sont chargés de soutenir et d'aider tant les accueillants que les accueillis. "Les familles sont vues une fois tous les deux mois, ajoute Nadège Letellier. On aborde avec eux les questions d’ordre interculturel, notamment liées aux modes de vie". Cette période expérimentale devrait durer jusqu’à mi-2017.


À terme, l'objectif, fixé à l'horizon mi-2019, est de pouvoir faire en sorte que 200 personnes réfugiées soient accueillies en permanence chez des particuliers. Et ensuite, "pourquoi pas élargir ce modèle d'accueil à d'autres profils, explique Nadège Letellier, notamment aux personnes sans-abri".

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