Le "violeur des campings" risque 20 ans de prison

Le "violeur des campings" risque 20 ans de prison

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PROCES – A partir de mercredi, un homme comparaît devant la cour d'assises de l'Ardèche pour une série de viols et d'agressions sexuelles sur des mineures de 7 à 17 ans dans des campings du département de 2010 à 2012.

A 33 ans, il a déjà un passif chargé et un surnom qui fait froid dans le dos. Le "violeur des campings" est jugé à partir de mercredi devant les assises de l'Ardèche pour deux viols, neuf agressions et tentatives d'agressions sexuelles sur des mineures de 7 à 17 ans.

L'affaire avait connu un retentissement international durant l'été 2012, trois des victimes étant des petites touristes allemande, belge et néerlandaise. C'est l'ADN relevé sur le sous-vêtement d'une fillette de 8 ans qui avait permis son arrestation au mois d'août de la même année. L'homme, carreleur de profession, était en effet fiché par la police depuis sa condamnation à un an de prison avec sursis et trois ans de mise à l'épreuve pour une agression sexuelle en 2000.

Prédateur sexuel ?

"Cette fois, assure son avocate Me Carole Muzi, contactée par metronews, il a pris conscience de la gravité de ses actes. Depuis qu'il a été incarcéré, il bénéficie d'un vrai suivi psychologique". Pas sûr que l'argument convainque la cour, qui pourrait voir dans son modus operandi, la patte d'un prédateur sexuel : l'homme rodait dans des campings des Gorges de l'Ardèche avant de s'introduire dans les tentes d'enfants endormis. Si au cours de l'instruction, il a reconnu les agressions commises entre 2010 et 2012, il n'a pu en chiffrer précisément leur nombre. "Dix à 20", avait-il estimé.

Le jeune homme, qui selon son avocate aurait lui-même été abusé par un camarade en pensionnat, se défend de toute orientation pédophile, assurant avoir recherché "des adolescentes" et s'être trompé sur l'âge des enfants. Il avait pourtant fait sortir l'une des fillettes de sa tente avant de la déshabiller puis de l'agresser. Elle avait alors 8 ans. Mais à cause de "l'obscurité", il n'aurait selon lui pris conscience ni de son âge, ni de sa peur. Un argument qui risque, là aussi, de laisser les jurés perplexes. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

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