Les agriculteurs en force à Paris, perturbations limitées

Les agriculteurs en force à Paris, perturbations limitées
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MANIF – La mobilisation des agriculteurs, qui se sont donnés rendez-vous jeudi à Paris pour une journée d'action, n'a pas créé de ralentissements notables du trafic en Ile-de-France, nombre d'automobilistes ayant anticipé les difficultés. Les premiers tracteurs sont arrivés en milieu de matinée, place de la Nation.

Après avoir créé des perturbations très limitées sur les grands axes d'Ile-de-France, jeudi, les agriculteurs en colère sont arrivés à Paris en milieu de matinée. Les premiers tracteurs ont ainsi atteint la place de la Nation, dans l'est de la capitale, à 10 heures, et devaient y rester stationnés toute la journée.

Contre toute attente, le Centre national d'information routière (CNIR) a enregistré moins de bouchons en Ile-de-France qu'à l'habitude, malgré les perturbations liées à la manifestation. Une fluidité qui s'explique par le fait que les automobilistes ont largement anticipé les difficultés de trafic et modifié leurs déplacements, laissant notamment leurs véhicules au garage. De plus, les cortèges ont respecté le mot d'ordre des syndicats qui avaient demandé aux tracteurs de ne pas bloquer les axes en roulant sur la voie de gauche.

"La mort est dans le pré"

En tout, 1.700 tracteurs, selon la FNSEA, moins de 1.400, a recensé la Préfecture de police de Paris, ont pris la route jeudi pour rejoindre la mobilisation visant à dénoncer principalement la situation du secteur laitier et porcin et les difficultés financières particulièrement aiguës auxquelles ces professionnels sont confrontés.

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"Paysans en détresse", "La mort est dans le pré", "France n'abandonne pas tes paysans" ou encore "Nos charges nous tuent" barraient notamment les engins agricoles venus de l'Ouest, du Massif Central, du Val-de-Loire, de la Bourgogne ou encore de Rhône-Alpes. "On ne lâchera rien, je pense que les Parisiens nous soutiendront", confiait notamment dans la matinée à l'AFP un éleveur de porcs à Plouigneau (Finistère) de 29 ans, parti depuis deux jours et deux nuits de Bretagne en tracteur pour rejoindre la capitale.

De possibles annonces

Et Mathieu, un jeune gérant d'une exploitation laitière dans l'Oise, d'expliquer : "Les prix sont bas, il y a de plus en plus de normes. Les normes, il en faut mais cela coûte. Les prix ne suivent pas, on n'arrive pas à faire la soudure".

Dans le cadre de cette journée d'action, une délégation est venue manifester devant l'Assemblée nationale, jeudi matin, tandis que les dirigeants des principaux syndicats du secteur devaient être reçus dans la journée par le Premier ministre Manuel Valls. A l'issue de cette rencontre, des annonces en faveur du secteur pourraient intervenir, a notamment laissé entendre le président de la FNSEA, Xavier Beulin.

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