Les échoppes de la "jungle" de Calais devront fermer

Les échoppes de la "jungle" de Calais devront fermer

MIGRANTS - Mercredi 12 octobre, le Conseil d’Etat a validé la fermeture des échoppes de Calais, ces commerces installés au cœur de la "jungle" et où s’approvisionnent les migrants.

Au sein de la "jungle" de Calais, il y aurait un peu plus de 70 échoppes. Des cafés, épiceries, restaurants dans lesquels les migrants viennent s’approvisionner en produits quotidiens. La préfecture du Pas-de-Calais avait demandé la fermeture de ces commerces, au motif qu’ils constituaient un trouble à l’ordre public. Depuis le début du mois de juillet, elle avait d'ailleurs tenté de limiter l'activité de ces commerces avant de demander à la justice l’autorisation de les détruire.

Le tribunal administratif de Lille avait débouté les autorités au motif qu’il n’y avait pas d’urgence. Mais le Conseil d’Etat, sur demande du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (qui a annoncé le mois dernier le démantèlement du camp) s'est penché sur la question et a finalement décidé d'annuler l’ordonnance du juge lillois. Le Conseil d’Etat explique dans un communiqué "que les occupants de ces installations ne disposent d’aucun titre pour occuper régulièrement les terrains en cause". L’institution met aussi en avant "un risque important d’incendie", "les conditions sanitaires dangereuses", "certains trafics et la vente d’instrument pouvant servir d’armes". "Il est enjoint aux occupants des lieux […] de libérer sans délai les parcelles du domaine public qu’ils occupent". 

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Le démantèlement de la "Jungle" de Calais

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    La préfète du Pas-de-Calais est donc autorisée à procéder "dans un délai de 48 heures" à compter de la notification "à l'expulsion des occupants". Selon l'AFP, la plupart des commerces ont déjà tiré le rideau d'eux-mêmes. Si cette péripétie judiciaire ne devrait pas avoir de conséquences puisque la "jungle" doit bientôt être démantelée, cela constitue tout de même une victoire pour l'Etat.

    Selon les associations humanitaires présentes sur place, ces lieux de restauration réduisent les interminables files d’attente au moment des distributions de repas, sources de tensions entre les communautés. Le tribunal administratif de Lille avait lui aussi estimé que "ces épiceries, cafés, restaurants remplissent d'autres fonctions" que l'alimentation en servant de "lieux de rencontre apaisés" entre migrants et bénévoles.

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