Les étonnantes indemnités de Thierry Lepaon pour passer de la CGT à... la CGT

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POLEMIQUE - Le patron de la CGT, déjà sous le feu des critiques, est rattrapé par une nouvelle affaire. En 2013, Thierry Lepaon a négocié une suprenante rupture conventionnelle, accompagnée d'indemnités de départ, lorsqu'il a quitté la CGT de Basse-Normandie pour prendre la tête du syndicat au niveau national.

La nomination à la tête de la CGT de Thierry Lepaon aura décidément coûté bien cher à l'organisation syndicale. Car après les révélations sur les coûteuses rénovations de son appartement de fonction et de son bureau , c'est au tour de ses "indemnités de départ" d'interpeller.

Selon L'Expansion , début 2013, Thierry Lepaon, qui s'apprête alors à succéder à Bernard Thibault, négocie avec la région CGT Basse-Normandie qui l'emploie une rupture conventionnelle. Une "prime de départ" pas illégale mais pour le moins surprenante de la part du secrétaire général d'une organisation qui n'a jamais caché sa vive hostilité au dispositif créé en 2008, qu'elle juge trop favorable au patronat.  

"Ce n'était pas grand-chose"...

Interrogé par le magazine, l'intéressé, qui confirme l'existence de cette transaction, n'y voit pourtant rien d'anormal. "Je changeais d'employeur", se défend-il. Un argument osé quand on sait que les deux entités (locale et nationale), certes juridiquement distinctes, font néanmoins partie d'une seule et même organisation : la CGT. Quant au montant, Thierry Lepaon ne "s'en souvient plus" mais, jure-t-il, "ce n'était pas grand-chose puisqu'il n'avait que cinq ou six années d'ancienneté". "Pas grand-chose" mais déjà beaucoup pour l'image de la CGT.

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