Les premiers radars privés débarquent en Normandie !

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LEVEZ LE PIED - Des véhicules appartenant à une société privée vont sillonner les routes de l’Eure à partir de ce vendredi afin de flasher les véhicules en excès de vitesse.

Le gouvernement dégaine à partir de ce vendredi une nouvelle arme anti-excès de vitesse. Pas moins de 26 voitures banalisées et appartenant à une société privée vont sillonner en toute discrétion les routes de l’Eure en quête des chauffeurs peu respectueux des limitations de vitesse, rapporte Le Parisien. 


Fini les véhicules de gendarmerie que l’on aperçoit au loin, désormais la possibilité d’être flashé sera permanente. A l’intérieur, un chauffeur seul, dont l’itinéraire est déterminé par la préfecture. Ce sont les capteurs du véhicule qui feront tout le boulot. Relié à un ordinateur central, ils seront chargés de calculer la vitesse des automobilistes. En cas de dépassement (une marge de 10% est prise en compte), l’automobiliste recevra, comme c’est déjà le cas actuellement, la contravention chez lui.


Ce dont se félicite Julien Thibault, président de l’association Victimes et citoyens et membre du Comité national de la sécurité routière (CNSR). Ces nouveaux radars "font peser la présomption de contrôle partout et visent les professionnels des excès de vitesse équipés de boîtiers ou d’applications pour localiser les radars fixes", explique-t-il dans Le Parisien

Une généralisation progressive d’ici l’année prochaine

L’objectif du gouvernement est de passer de 2 millions de flashs à 12 millions par an. Car contrairement aux véhicules de gendarmerie qui roulent en moyenne moins de deux heures par jour, ces véhicules privés rouleront huit heures par jour. Plus de temps passé sur les routes signifie donc assez logiquement plus d’amendes et donc davantage d’argent pour l’État, qui jure toutefois que le but recherché est avant tout de réduire le nombre d’accidents sur les routes. 


Ce qui ne semble pas convaincre le délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes. "A partir du moment où l’on accole les mots radars et société privée, on ne peut plus prétendre qu’il ne s’agit pas de remplir les caisses de l’Etat", souligne-t-il. Son association a d’ailleurs saisi le Conseil d’État pour faire annuler cette privatisation des radars. En attendant, le gouvernement entend bien généraliser le dispositif. Ces nouveaux véhicules vont progressivement apparaître dans tous les départements d’ici le milieu de l’année prochaine.

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