Les publicités "sexistes" de Paris-Bercy retirées du métro

Les publicités "sexistes" de Paris-Bercy retirées du métro
SOCIÉTÉ

POLEMIQUE - Les affiches publicitaires de l'AccorHotels Arena, le nouveau nom de Paris-Bercy, n'auront pas duré longtemps. Une vague d'indignation sur les réseaux sociaux a poussé le groupe a les retirer, car jugées sexistes.

Pour promouvoir le nouveau Palais omnisports de Paris-Bercy, qui s'appelle désormais l'AccorHotels Arena, le leader européen de l'hôtellerie a complètement raté sa campagne de publicité. Depuis quelques jours, dans le métro parisien, de grandes affiches font la promotion de l'enceinte fraichement rénovée avec des messages tels que "Le seul lieu où les femmes sont à vos pieds", accompagné de l'image d'une joueuse de tennis à genoux.

Sur Twitter, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une campagne de pub jugée sexiste. C'est le cas de Christophe Najdovski, maire-adjoint de Paris (EELV), chargé des transports et de l'espace public ou encore d'Hélène Bidard, adjointe communiste à la maire de Paris en charge de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des Droits de l'Homme.


Une pétition pour faire retirer les affiches

Cette campagne comporte d'autres messages publicitaires, comme celui-ci : "Le seul lieu où on peut peloter des stars sans se soucier des conséquences". Une pétition a rapidement été mise en ligne sur Change.org , dénonçant un "lexique de l’agression sexuelle et de la soumission forcée". La pétition a déjà recueilli près de 200 signatures.

Ce matin, Jean-François Martins, adjoint à la maire de Paris en charge des sports et du tourisme, annonçait sur Twitter que "la campagne de pub sera retirée dès aujourd'hui à la demande de la ville de Paris".


Et en effet, en début d'après-midi, le groupe a posté sur Twitter un message expliquant le retrait de ses publicités.


Sexisme ordinaire

Pour comprendre comment un grand groupe peut commettre une publicité aussi critiquable, la journaliste Alice Coffin a peut-être mis le doigt là où ça fait mal : l'absence presque totale de parité au comité exécutif d'Accor Hotels.

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