Rave-party géante en Bretagne : plus de 1.600 verbalisations, les fêtards appelés à s'isoler pendant 7 jours

Rave-party géante en Bretagne : plus de 1.600 verbalisations, les fêtards appelés à s'isoler pendant 7 jours

FÊTE CLANDESTINE - Les 2500 fêtards rassemblés depuis jeudi à Lieuron en Bretagne ont quitté les lieux samedi matin. Plus de 1.600 verbalisations ont été dénombrées. Les fêtards ont été appelés à s'isoler strictement pendant 7 jours.

Une fête au mépris de toutes les règles sanitaires. Des centaines de "teufeurs" se sont rassemblés pendant près de 2 jours près de Lieuron, en Ille-et-Vilaine lors d'une rave-party clandestine commencée jeudi soir pour fêter la nouvelle année. Au plus fort de l'événement, 2500 personnes étaient présentes sur le site. Samedi en fin de matinée, la fête avait pris fin. "Il n'y a pas eu d'intervention des forces de l'ordre", souligne la  préfecture, tout en précisant que les gendarmes, qui contrôlent les axes pour accéder sur les lieux procèdent à des opérations de contrôle et verbalisations. Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 1.225 verbalisations ont été dénombrées pour infraction au Covid (non-respect du couvre-feu, du port du masque ou participation illicite à un rassemblement) et "420 infractions diverses dont 225 en lien avec les stupéfiants."

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin avait convoqué vendredi soir une réunion d'urgence. Ce samedi matin, il a affirmé que la présence nombreuse des forces de l'ordre avait conduit à l'arrêt de la rave party et à la verbalisation de "chaque participant dès son départ du site." Du matériel de son, un camion et des générateurs ont par ailleurs été saisis.  "L'enquête se poursuit afin que cet événement illicite soit durement sanctionné."

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D'autres images avaient pourtant montré des participants quitter les lieux sans être inquiétés.

Pourquoi les autorités ne sont-elles pas intervenues plus vite ? "Il faut une double opération, d'ordre public mais aussi de sécurité sanitaire, parce que les participants ne respectent pas les gestes barrières. Elle prend du temps à mettre en oeuvre pour que le niveau de violence soit le plus bas possible", a expliqué Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur sur LCI. "On est dans une démarche de grande fermeté, de fixation de la situation, pour préparer une intervention plus lourde mais qui prend du temps parce qu'elle demeure sensible. Face à 2000 personnes, dont certaines peuvent être très violentes, il faut bien organiser les choses.'

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Les gendarmes ont bien tenté, dès jeudi soir, de s'opposer à l'installation de cette rave-party. Mais "ils ont fait face à une violente hostilité de nombreux teufeurs", a expliqué la préfecture. Au cours des heurts, "un véhicule de la gendarmerie a été incendié, trois autres dégradés et les militaires ont essuyé des jets de bouteilles et de pierres, occasionnant des blessures légères".  

Le parquet a ouvert une enquête pour "organisation illicite d’un rassemblement festif à caractère musical", "violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique", "dégradation du bien d’autrui en réunion" ou encore "travail dissimulé", "tenue illicite d’un débit de boissons" et "infractions à la législation sur les stupéfiants et notamment la facilitation de l’usage".  

Les fêtards appelés à s'isoler

Un stand de prévention des risques était mis à disposition des raveurs mais "très peu respectaient les gestes barrières".  Parmi les participants à l'événement, plusieurs démentent les accusations d'irresponsabilité face à la crise sanitaire. "L’espace était grand il y avait une bonne distanciation entre les gens, je ne pense pas qu'il y aura une propagation du virus", a commenté l'un des fêtards sur LCI. "On n’est pas des abrutis. On connait le risque et justement on fait tout pour l’éviter", commente un autre.

Le préfet de l'Ille-de-Vilaine a précisé lors d'une conférence de presse que des tests antigéniques avaient été proposés et que les fêtards avaient été appelés à s'isoler strictement pendant sept jours.

 

Un rassemblement qui "fait honte à notre pays, à nos soignants mobilisés"

"C'est un peu choquant", a témoigné Isabelle, une riveraine âgée d'une soixantaine d'années habitant dans une maison à proximité des hangars, qui sont "désaffectés depuis quelques mois". "Quand et comment cela va-t-il finir", soupirait une autre habitante.  

Le député d'Ille-et-Vilaine Florian Bachelier (LaREM) a estimé sur son compte Twitter que "ce rassemblement de zadistes" faisait "honte à notre pays, à nos soignants mobilisés depuis des mois, à nos morts. Puisse l'autorité judiciaire leur faire comprendre rapidement et radicalement le sens du mot responsabilité. L'Etat doit rétablir l’ordre public immédiatement".  

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