Loi "sécurité globale" : des manifestations un peu partout en France mais des signes d'essoufflement

Manifestation contre la loi de sécurité globale, le 5 décembre à Marseille.

CONTESTATION - Des manifestations se sont déroulées ce samedi 19 décembre sur l'ensemble du territoire national pour protester contre la proposition de loi Sécurité globale. Mais la mobilisation semble donner des signes d'essoufflement.

En ce dernier week-end avant les fêtes de Noël, et pour la quatrième semaine consécutive, des cortèges rassemblant plusieurs centaines de personnes ont défilé dans plusieurs grandes villes françaises. But de ces défilés : contester la proposition de loi Sécurité globale qu'elles jugent liberticide, mais aussi plus généralementla politique du gouvernement.  

Contrairement aux semaines précédentes, ces rassemblements ne se sont pas déroulés pas sous l'égide du collectif #stopLoiSécuritéGlobale, composé de syndicats, de sociétés de journalistes et d'associations, mais avec le support de plus petites organisations telles que la Ligue des Droits de l'Homme, Solidaires, et Fédération Syndicale Unitaire. Et la mobilisation a semblé montré des signes d'essoufflement.

Paris, Lille, Brest, Strasbourg...

À Paris, quelques centaines de manifestants se sont rassemblés devant le Conseil d'État à l'appel des Gilets jaunes, encadrés par des forces de l'ordre présentes en masse, avant de prendre la direction du Pont des Arts. Ils souhaitaient organiser une "marche des pouvoirs" passant par le Sénat, Matignon et l'Assemblée nationale mais leur parcours a été retoqué par la préfecture "en raison de risques de troubles publics" dans un secteur regroupant de nombreux commerces.

À Lille, les opposants à la loi Sécurité globale se sont joints aux membres du collectif Sélom et Matisse, du nom de deux jeunes gens morts happés par un train. Ce collectif avait appelé à manifester tout en noir, trois ans après les faits, pour demander une reconstitution afin d'éclaircir le rôle de la police dans le drame. Les manifestants étaient environ 500 selon la préfecture, qui déplore des dégradations sur un abribus et feux de poubelles.

Aux cris de "tout le monde veut filmer la police" ou "retrait total de la loi 'Sécurité globale'", ce sont également quelque 500 personnes, selon les organisateurs, qui ont défilé à Strasbourg, là encore sans incidents. À Bordeaux, environ 200 personnes, dont une figure du mouvement des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, ont manifesté contre les "lois liberticides" et "Macron et son monde". La manifestation s'est déroulée sans incident, selon la police, les manifestants respectant le parcours qu'ils avaient déclaré sans tenter de pénétrer dans le périmètre d'interdiction de manifester défini par arrêté préfectoral.

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À Brest, les manifestants étaient 500, selon la police, 700, selon les organisateurs. Vers la fin de la manifestation, le cortège s’est scindé en deux. Une partie est allée rendre hommage à Édouard Mazé, victime historique de violences policières à Brest. L’autre moitié s’est dirigée vers le commissariat où les attendaient des unités de police. Quelques bombes lacrymogènes ont été lancées et deux jeunes interpellés.

Les protestataires étaient 300 à Rennes, 120 à Saint-Nazaire, 110 à Reims. À Nantes, selon la préfecture, "il n'y a pas eu de cortège proprement dit". En effet, "la manifestation étant interdite, les forces de l'ordre ont cassé en petits groupes" les personnes arrivant au rassemblement.

Samedi dernier, des milliers de personnes avaient défilé sous très forte présence policière dans toute la France pour dénoncer la proposition de loi Sécurité globale, mais aussi le projet de loi du gouvernement sur le séparatisme.

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