Loi Travail : un vent de violence fait de nombreuses dégradations à Rennes

Loi Travail : un vent de violence fait de nombreuses dégradations à Rennes

RENNES - Voiture brûlée, vitrines brisées, dégradations de biens publics... Un vent de violence a soufflé sur la ville de Rennes vendredi soir, alors que les autorités venaient de déloger des opposants à la loi Travail retranchés dans la salle de la Cité depuis une douzaine de jours.

Vendredi 13 mai au soir, manifestants et anciens occupants de la salle de la Cité, ont défié les forces de l’ordre dans le centre historique de Rennes. Rebaptisée "Maison du peuple", le lieu abritait des manifestants opposés à la loi Travail depuis une douzaine de jours, délogés depuis. Face à cette évacuation, des centaine de jeunes ont protesté avec violence et vandalisé les bâtiments de la place Saint-Anne. De nombreuses vitres ont été brisées, des banques et des biens publics ont été dégradés, des feux ont été allumés dans les environs et une voiture a été attaquée, alors que les policiers tentaient de disperser les manifestants en utilisant des gaz lacrymogènes.

"C’est de la violence contre l’économie et les institutions"

"Nous avons eu affaire à des actions commando très violentes préparées, avec des manifestants très mobiles qui se divisaient parfois en plusieurs groupes", a indiqué le préfet délégué de la zone de défense et de sécurité ouest Patrick Dallennes, précisant que deux personnes avaient été interpellées. "On oublie complètement les revendications contre la loi travail, c’est de la violence contre l’économie, les institutions", a-t-il ajouté. Selon Ouest France , les autorités craignent un nouveau rassemblement de casseurs ce samedi, alors qu'une manifestation anti-violences policières a été organisée par le mouvement Nuit debout malgré son interdiction. 

"Rennes et Nantes n’ont pas vocation à devenir un champ de bataille pour casseurs, animés par la haine de l’Etat et de la République", a déclaré le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d’un déplacement dans la Loire. "Je mettrai à la disposition du préfet le renfort nécessaire de forces de l’ordre pour que toute infraction à cette interdiction de manifester donne lieu à interpellation, et que les auteurs soient mis à disposition de l’autorité judiciaire". Mais la ville de Rennes est devenue le théâtre de nombreuses violences à l’occasion des manifestations contre la loi Travail. Un jeune manifestant a même perdu l’usage de son œil gauche le 28 avril dernier , suite à un jet de projectile de la part des autorités.

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