Doigt d'honneur à un radar automatique : un automobiliste finalement relaxé

Doigt d'honneur à un radar automatique : un automobiliste finalement relaxé

DirectLCI
JUSTICE - Deux à quatre mois de prison ferme avaient été requis contre un automobiliste de la Loire, accusé d'avoir pointé son majeur à deux reprises lors d'un passage devant des radars automatiques. L'homme a finalement été relaxé.

Officiellement, le délit d'outrage à une machine n'existe pas dans le droit français. Pour autant, le procureur de la République avait requis deux à quatre mois de prison  contre un automobiliste habitant à Régny (Loire), accusé d'avoir, le 22 mai 2015, adressé un doigt d'honneur à deux reprises à des radars automatiques. 


Le tribunal a finalement choisi de relaxer l'intéressé. "L'outrage à une machine n'existe pas en droit donc l'outrage à une  personne par extension n'existe pas non plus", a déclaré à l'AFP l'avocat du  prévenu, Me Jamel Mallem, qui avait plaidé la relaxe.


Le tribunal n'a donc pas suivi les réquisitions du parquet qui avait considéré que le chauffard avait outragé par extension les fonctionnaires chargés de visualiser les images au centre d'identification de Rennes. 

Circonstances aggravantes

Relaxé pour le doigt d'honneur, le conducteur a en revanche été condamné à une amende de 800 euros, dont 600  euros avec sursis, pour avoir maquillé sa plaque d'immatriculation le jour des  faits, à l'aide d'un ruban adhésif. 


Dans un autre dossier, pour récidive d'alcool au volant, le 20 août dernier à Pradines (Loire), il a écopé de six mois de prison, dont quatre avec sursis, avec mise à l'épreuve pendant deux ans, une obligation de soins et une annulation  de son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant six mois.

En vidéo

Radars: souriez, vous êtes flashez !

Il invoque une dispute conjugale

Le chauffard avait reconnu les excès de vitesse mais contestait avoir adressé un doigt d'honneur aux radars. "A ce moment, j'étais en discussion avec ma compagne, et j'étais énervé car elle parlait de son ex-compagnon. Le doigt d'honneur lui était destiné", avait-il assuré lors de sa comparution. 

En vidéo

Voitures-radars : une question de sécurité avant tout

Il a également contesté avoir volontairement altéré la plaque d'immatriculation, renvoyant la responsabilité à un tiers auquel il avait confié sa voiture la veille.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter