Loire : le maire de Lorette revient à la charge pour limiter le port du voile et du burkini sur son bassin communal

Loire : le maire de Lorette revient à la charge pour limiter le port du voile et du burkini sur son bassin communal

Société
VERSION AMENDÉE - Le maire de Lorette (Loire), Gérard Tardy, a fait voter un arrêté ce mercredi pour interdire le port du voile et du burkini dans sa commune. Pourtant, ce dernier avait décidé fin juin qu'il retirait ce projet, qui suscite l'ire de nombreuses associations luttant contre les discriminations.

Il revient à la charge. Le maire de Lorette (Loire) Gérad Tardy a fait voter ce mercredi en conseil municipal un nouvel arrêté restreignant le port du voile et du burkini sur le site d'un bassin communal auprès de la municipalité et de la préfecture. 


Voici donc ce qu'ordonne ledit arrêté suite à ce conseil municipal : "Le burkini, jusqu’alors interdit sur le site, y est désormais autorisé sauf "dans l’eau (et) sur les pontons au bord de l’eau". "Seuls les vêtements conçus pour la baignade et permettant le respect des règles d’hygiène et de sécurité sont autorisés", dispose l’arrêté adopté à la quasi-unanimité. Pour accéder à la plage, "une personne portant un voile ou un foulard doit être identifiable".

SOS Racisme Loire porte plainte

Le parquet de Saint-Etienne a annoncé à l’AFP qu'une enquête préliminaire pour discrimination concernant Gérard Tardy avait été ouverte la semaine dernière, à la suite de plaintes déposées par la Fédération nationale Maison des Potes, Maison de l'Egalité et par SOS Racisme Loire.

L'élu sera visé par une enquête préliminaire

Un arrêté pris fin juin, proscrivant autour du bassin "monokini, burkini, voile dissimulant partiellement ou totalement le visage, combinaison", avait suscité la polémique, avant d'être retiré. Visé par une enquête préliminaire, l’élu doit être entendu pour une suspicion de "refus de l’accès à un service dans un lieu recevant du public, en raison d’éléments discriminatoires matérialisés par une signalétique" (ndlr : un pictogramme représentant la tête d’une femme voilée, barrée d'un trait rouge).


Le 3 juillet dernier, le tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par trois associations, avait constaté que M. Tardy avait retiré l’arrêté controversé trois jours auparavant. Il avait condamné la commune à verser à chacune des associations (Maison des Potes 42, Ligue des droits de l’Homme, Collectif contre l’islamophobie en France) 700 euros au titre des frais de justice.

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Le burkini à la plage, une interdiction qui fait des vagues

En juin 2016, Gérard Tardy avait utilisé les panneaux à messages communaux pour inviter ses administrés qui suivent le ramadan à le pratiquer "sans bruit", ajoutant que "la République se vit à visage découvert".

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La polémique autour du burkini

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