Loyers : quelles sont les villes les plus chères (et pourquoi) ?

Loyers : quelles sont les villes les plus chères (et pourquoi) ?

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CLASSEMENT - Si Paris est sans surprise la ville où les loyers sont les plus élevés, le classement publié ce mercredi par la Fnaim réserve quelques surprises.

Pas de suspense : la ville où les loyers sont les plus élevés reste Paris. C'est ce que confirme le classement le classement de l’Observatoire statistique des locations (Oslo), publié par la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) ce mercredi. Selon les chiffres du 1er trimestre 2018, Paris est environ deux fois plus cher que les grandes villes de province. Mais ce palmarès révèle d'autres informations moins attendues.


Ainsi, derrière la capitale et ses 18,4 euros du m² pour le loyer médian (la moitié plus cher, l'autre moitié moins cher), on trouve Nice (15,8 euros/m²) - ce qui n'est toujours pas très surprenant - puis Marseille-Aix et Bordeaux (12,6 euros/m²), suivies ensuite par Toulon (12,1 euros/m²) et Lille (12 euros/m²). Lyon ne se trouve qu'en deuxième partie de tableau, avec 11,7 euros/m². La capitale des Gaules devance Nantes (11 euros/m²), pourtant en tête de nombreux classements d'attractivité. Au même  niveau, on trouve Toulouse et Grenoble.

D'autres indicateurs permettent de mesurer la tension sur le marché locatif, comme par exemple le délai nécessaire pour trouver un locataire. Plus ce délai est court, plus le marché est tendu. Et là aussi on trouve quelques surprises :  la ville où le délai médian est le plus court est... Lille (19 jours). Ce délai médian atteint 46 jours à Paris intra-muros, 66 jours en proche banlieue et 91 jours en banlieue éloignée. À Lyon intra-muros, le délai est proche de celui de la capitale (49 jours, 61 jours en périphérie). Dans la suite du classement, on trouve Aix-Marseille (101 jours), alors que l'agglomérations affiche paradoxalement des loyers élevés. Toulouse ferme la marche avec 154 jours.

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Le palmarès de la Fnaim donne également l'écart de prix du m² dans chaque ville entre les studios (plus chers) et les appartements de 2 pièces (moins chers). Un écart qui varie de 16% à Toulon à 48 % à Bordeaux. À Paris, cet écart de prix au m² est de 31%. Qu'est ce que cela signifie ? "Cette hiérarchie s’explique par la mobilité des locataires, explique la Fnaim dans Le Parisien. En clair : plus les locataires sont mobiles (par exemple, les étudiants), plus ils s'orientent vers de petites surfaces, et plus le prix de ces petites surfaces grimpe, car elles sont vacantes plus souvent.

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