VIDEO - Lundi de Pentecôte travaillé : combien rapporte la journée de solidarité cette année ?

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CALCULS - LCI fait le point sur l’argent généré par cette mesure mise en place par Jean-Pierre Raffarin pour aider les personnes âgées.

Pour certains c’est devenu une habitude : le lundi de pentecôte, il faut aller travailler. Et ce, pour la solidarité. Cette journée a été créée en 2004 pour financer une meilleure prise en charge des personnes dépendantes. Et cette année, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie a estimé qu’elle devrait rapporter 2,42 milliards d'euros en 2018.


Depuis sa mise en place l'année suivant la canicule meurtrière de 2003, cette journée a permis de collecter près de 30 milliards d'euros, a précisé mercredi la CNSA dans un communiqué.

Initialement fixée au lundi de Pentecôte, redevenu férié en 2008, la journée est depuis laissée à l'appréciation des employeurs publics et privés. Certains suppriment un jour de congé ou de RTT, d'autres offrent cette journée à leurs salariés, mais tous s'acquittent d'une contribution (0,3% de la masse salariale) à la CNSA, chargée de sa mise en oeuvre. 


En 2017, la journée de solidarité avait rapporté 2,37 milliards ainsi répartis: 1,42 milliard pour les personnes âgées et 946 millions pour les personnes handicapées.


Sur les 2,42 milliards espérés cette année, 1,45 milliard d'euros iront au bénéfice des personnes âgées: 483,9 millions d'euros versés aux conseils départementaux pour le financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et 967,7 millions d'euros alloués aux établissements et services médico-sociaux accueillant ce public.

Les 967,7 millions d'euros restants iront au bénéfice des personnes handicapées : 629 millions d'euros versés aux conseils départementaux pour le financement de la prestation de compensation du handicap (PCH) et le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées et 338,7 millions d'euros alloués aux établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes en situation de handicap.


L'hypothèse d'une deuxième journée de solidarité a récemment été évoquée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le président Emmanuel Macron comme piste parmi d'autres pour financer la prise en charge de la dépendance. Pas sûre cependant que les Français apprécient tant le principe de ce jour  férié travaillé : à la suite de l’annonce d’Agnès Buzyn, un sondage OpinionWay et ComdataGroup pour Les Echos et Radio Classique, montrait que deux français sur trois étaient contre la création d’une deuxième journée de solidarité.

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