Lutte contre la radicalisation : 18.000 personnes désormais surveillées par la DGSI

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ÉVOLUTION - Le nombre d'individus suivis par les services de renseignement pour "radicalisation violente" augmente, a indiqué le patron de la sécurité intérieure sur RTL ce mardi. En l'occurrence, le fichier des signalements compterait jusqu'à 3.000 noms supplémentaires depuis le début de l'année 2017.

En matière de lutte contre le terrorisme et de surveillance des personnes radicalisées, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) ne baisse pas la garde. Le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSTRP) compte aujourd'hui "un peu plus de 18.000 noms", a annoncé le patron de la DGSI, son directeur général , Laurent Nuñez, sur RTL ce mardi. 


Un chiffre en augmentation puisqu'au début de l'année 2017, 15.000 et 16.000 individus étaient suivis pour "radicalisation violente" par les services de renseignement. Ces personnes sont réparties "entre tous les services du renseignement", a poursuivi l'invité d'Elizabeth Martichoux, évoquant pour la DGSI, en charge des profils les plus dangereux, "4.000 objectifs suivis par nos services".


Pour des raisons qui pourraient "mettre en péril la défense des concitoyens", Laurent Nuñez n'a pas livré les détails de ce suivi, précisant néanmoins que ces individus sont effectivement "surveillés", certains de très près au vu de leur dangerosité. 

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Se référant aux "46 attentats ayant été déjoués, 17 ayant échoué et 10 ayant eu lieu", depuis 2013, Laurent Nuñez s'est félicité des actions menées alors que la menace, émanant du terrorisme endogène et exogène, ne diminue pas en France.

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