"Pas d’enfant sans toit" : à Lyon, une école occupée par des parents d'élèves évacuée par la police

"Pas d’enfant sans toit" : à Lyon, une école occupée par des parents d'élèves évacuée par la police

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INDIGNATION – A Lyon, des parents d’élèves occupaient depuis vendredi une école élémentaire pour exhorter les pouvoirs publics à trouver un hébergement pour douze écoliers à la rue. Ils ont finalement été délogés par la police dimanche en fin d’après-midi.

"Cette école compte 12 enfants qui dorment chaque soir dans la rue, dans l'insécurité, viennent à l'école fatigués, n'ont pas accès à une alimentation suffisante ni à des conditions d'hygiène décentes". Tel est le message alarmant qui accompagne la pétition lancée par "Pas d'enfant sans toit". Depuis vendredi,  une dizaine de membres de ce collectif occupaient symboliquement l'école lyonnaise Lucie Aubrac. 


Leur objectif ? Exhorter les pouvoirs publics à trouver une solution d’hébergement pour douze élèves à la rue. Originaires d'Europe orientale ou d'Afrique, les parents de ces enfants sont des demandeurs d'asile en attente de régularisation ou déboutés.


Les protestataires ont finalement été évacués dans le calme par la police dimanche en fin d'après-midi. Dans un communiqué, la Ville de Lyon rappelle qu'elle a "instauré depuis plusieurs jours un dialogue avec le collectif" et qu'elle se fait "un devoir de  scolariser" ces enfants.  "Nous leur apportons un soutien au quotidien grâce au service médico-social présent dans toutes les écoles (...) Et nous entretenons un lien étroit avec la Préfecture et la Métropole de Lyon pour gérer ces situations délicates", souligne le maire de Lyon Georges Képénékian. Sauf que la Ville "se doit de garantir la sécurité" des bâtiments scolaires, "ce qui est incompatible avec une occupation".

"C'est quelque chose qui n'est pas acceptable"

Les membres du collectif ne comptent toutefois pas s’arrêter là. Ils prévoient notamment une distribution de tracts lundi après-midi devant la mairie de Lyon avant le conseil municipal. L’occasion de rappeler que 130 écoliers de la métropole lyonnaise dorment dans la rue après leur journée de classe. Au micro de France Info, Xavier, parent d’élève, raconte sa prise de conscience : "Quand, le soir, vous racontez une histoire à votre enfant, que la lumière s'éteint et qu'il vous dit 'j'ai mon ami qui dort dehors, est-ce que c'est possible ?' Vous vous rendez compte que c'est concret. C'est quelque chose qui saisit aux tripes et qui n'est pas acceptable."

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