"Ma fille a été assassinée par son mari" : dans une lettre poignante, une mère de 96 ans dit vouloir "réveiller les consciences"

"Ma fille a été assassinée par son mari" : dans une lettre poignante, une mère de 96 ans dit vouloir "réveiller les consciences"
SOCIÉTÉ
DirectLCI
VIOLENCE CONJUGALE - Solange Deforge, une mère de 96 ans dont la fille a été tuée par son mari en 2014, a écrit une lettre poignante à la Maison des femmes le 5 janvier dernier. Elle affirme vouloir "réveiller les consciences" pour éviter qu'un tel meurtre se reproduise.

C'est un témoignage bouleversant. Dans une lettre datée du 5 janvier dernier et adressée à la Maison des femmes, Solange Deforge revient sur la mort de sa fille, tuée en 2014 par son mari à Nice [la maison des femmes est une structure médicale destinée à accueillir les femmes victimes de violences, ndlr]. "Docteur, le 1 septembre 2014, ma fille a été assassinée par son mari après 26 ans de mariage et de soumission", témoigne cette mère, aujourd'hui âgée de 96 ans.


"Elle était à son bureau au cabinet d’assurance et a reçu 25 coups de marteau, dont trois mortels, continue Solène Deforge dans sa lettre. Lundi 9, s’ouvre le procès d’assises au tribunal de Nice". L'homme a en effet été condamné ce jeudi par la cour d'assises des Alpes-Maritimes à 17 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse.

Lettre digne et bouleversanteLaurence Rossignol, ministre des Droits des femmes

Dans la suite de sa lettre, Solène Deforge en appelle à la Maison des femmes pour "alerter les médias pour que jamais un meurtre si horrible ne se reproduise (elle avait trop tardivement demandé le divorce). Elle ajoute qu'elle fera don du remboursement des frais de justice aux associations des victimes de violences faites aux femmes. 


Pour conclure sa lettre, cette femme de 96 ans a tenu a lancé un message fort. "Je vous saurais gré de ce que vous pourrez faire pour réveiller les consciences et faire ouvrir les yeux sur tant de violence". 


Après que la Maison des familles a publié cette lettre sur son compte Twitter ce dimanche, la ministre des Familles, de l'enfance et des droits des femmes Laurence Rossignol a fait de même. La ministre a qualifié le message de "digne et bouleversant".

En vidéo

Le nouveau spot de campagne contre les violences faites aux femmes

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter