Malaise dans l'armée : les langues se délient au sein de la Grande Muette

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MORAL DES TROUPES - Au-delà de la démission du chef d’Etat major des armées hier, il existe un vrai malaise dans l’armée. Conditions de travail parfois très dures, matériels qui ne fonctionnent pas, missions qui se multiplient… Certains militaires osent parler de leurs revendications.

La polémique autour des restrictions budgétaires dans l'armée française n'a pas eu pour seule conséquence la démission de son chef d'état-major Pierre de Villiers.  Certains militaires ont manifesté leur agacement quant à leurs conditions de travail parfois extrêmes. "Il fait très chaud, il fait à peu près 60 degrés au meilleur de la journée, les conditions sont particulièrement dures", témoigne une envoyée en mission à Gao au Mali. Par ailleurs, les solutions d'hébergement des militaires sont parfois inadéquates, voire délabrées, notamment pour les effectifs faisant partie de l'opération Sentinelle, lancée au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, en janvier 2015. 

Les failles du matériel

Outre la gestion des hommes et des femmes, les ressources matérielles de l'armée française sont également montrées du doigt. Au micro de TF1, un mécanicien d'hélicoptères de la marine dénonce, sous couvert d'anonymat, les failles du matériel militaire français. "On a beau avoir un parc de vingt hélicoptères, concrètement, il n'y en a que dix qui volent, parce que les dix autres servent à réparer ceux qui sont le plus à même de voler." Ces témoignages sont la preuve d'un réel malaise au sein de l'armée française, que devra tenter de gommer, le général Lecointre, nouveau chef d'état-major. 

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