VIDÉO - Maltraitance animale : après la vidéo choc de L214 dans un élevage de cochons, le ministère envisage des suites judiciaires

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VIDEO - Les dernières images dévoilées par l'association L214, qui milite contre la maltraitance animale, montre l'intérieur d'un élevage de cochons près de Quimper, en Bretagne. Les bêtes, parfois en train d'agoniser, vivent à côté de cadavres en décomposition. L'association a porté plainte et la direction de l'alimentation a "diligenté une inspection".

Dans sa dernière vidéo, l'association de défense des droits des animaux L214 dénonce les conditions d'élevage de cochons dans une exploitation près de Quimper, en Bretagne. Les images ont été fimées en janvier 2017 dans l'élevage de Trégonguen (situé sur la commune de Pouldreuzic), selon Le Monde, et montrent des porcelets évoluer au milieu de cadavres en putréfaction de leurs congénères, ou de leurs ossements, dans un environnement qualifié d'"insalubre", au milieu de médicaments périmés.

L'élevage est de toute évidence hors de contrôle des services vétérinaires du FinistèreL214

"Plusieurs emballages d’antibiotiques ont été trouvés sur les lieux, dont certains périmés de plusieurs années", précise L214. "Ces antibiotiques ont notamment pour but de lutter contre E.Coli et contre des maladies pulmonaires, inévitables à la vue de l’épaisse couche de poussière et de mouches mortes qui recouvrent les lieux."


L'exploitation, située à Pouldreuzic, à 20 kilomètres de Quimper, appartient au groupe Triskalia, l'une des plus grandes coopératives agricoles de Bretagne, avec un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros en 2015. "L'élevage est de toute évidence hors de contrôle des services vétérinaires du Finistère", estime l'association, qui demande aux autorités sa "fermeture immédiate" et "porte plainte auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Quimper" pour maltraitance animale.


À la mi-journée, le groupe Triskalia a déclaré que "dans un groupement porc, les éleveurs sont propriétaires de leur bâtiments et de leurs animaux et responsables du suivi et de l'hygiène de leur élevage". Il précise que "dans cet élevage, la surcharge de travail a amené l'éleveur à se concentrer sur les soins et l'alimentation des animaux au détriment de l'entretien général des porcheries." Ce dernier, affirme Triskalia auprès du Monde, est âgé de 29 ans et travaille seul. 

La DGA implique l'agriculteur

Contactée par LCI, la Direction générale de l'alimentation, l'organisme national chargé de la protection animale au ministère de l'Agriculture, à qui était adressée la pétition de L214, a indiqué à LCI qu'"une inspection est diligentée sans délai en lien avec le parquet [local] afin d'effectuer les constats nécessaires et de prendre les suites administratives et judiciaires qui s'imposeront en fonction de la situation."


Et l'administration de pointer du doigt la responsabilité de l'éleveur "Les dysfonctionnements [lui] sont imputables.  Il n'y a pas de dysfonctionnement identifiés des services de l'Etat à notre connaissance. Il faut rappeler que les services de l'Etat ont la charge de fixer les exigences réglementaires et d'effectuer des inspections inopinées par sondage et ne contrôlent pas systématiquement tous les élevages."

En vidéo

Les méthodes choc de L214 pour dénoncer les conditions d'abattage

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