Manifestations contre la loi travail : 12 plaintes pour violences policières à Rennes

Manifestations contre la loi travail : 12 plaintes pour violences policières à Rennes

JUSTICE - Déposées à Rennes par des étudiants, ces plaintes interviennent après deux manifestations contre la loi travail émaillées de heurts, le 31 mars et le 9 avril.

Ce sont 12 plaintes au total qui ont été déposées à Rennes pour des violences policières. Selon le parquet, l'IGPN a en effet été saisie de cinq plaintes pour des violences policières lors de deux manifestations contre la loi travail émaillées de heurts, le 31 mars et le 9 avril, et sept autres plaintes sont en cours de transmission à l'IGPN, rapporte ce vendredi 22 avril l'AFP.

Parmi les cinq premières plaintes, trois émanent de manifestants qui comparaissaient vendredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Rennes, et les sept autres d'étudiants, a ajouté le procureur. En tout neuf personnes interpellées lors des manifestations des 31 mars et 9 avril étaient jugées vendredi pour "participation avec arme à un attroupement" et "violences" sur des policiers.

"Appel des blessé.e.s. du mouvement contre la loi travail à Rennes"

Une des plaignantes, Maëva, une étudiante, explique avoir porté plainte "contre le préfet pour violences policières il y a deux semaines" après avoir été blessée à la tête et avoir eu cinq hématomes, selon elle, à la suite de coups de matraque reçus lors d'une charge des forces de l'ordre. Elle était présente vendredi après-midi, comme une centaine d'autres militants syndicaux et étudiants, devant le palais de justice de Rennes pour soutenir les manifestants qui comparaissaient.L'étudiante a expliqué avoir signé, avec quatorze autres étudiants qui affirment avoir été blessés lors des manifestations, un "appel des blessé.e.s. du mouvement contre la loi travail à Rennes". 

Lors des deux manifestations des 31 mars et 9 avril, "l'équipe médicale" formée par les manifestants "a constaté un minimum de 145 blessés.e.s dont 30 graves", selon cet appel qui parle d'hématomes, de plaies, de blessures liées à l'usage de lanceurs de balle en caoutchouc, d'une clavicule et d'un bras cassés. Selon le préfet, un policier et trois CRS ont été blessés le 9 avril et hospitalisés, l'un des CRS souffrant d'une double fracture de la main. Un autre policier avait été blessé lors de la manifestation du 31 mars, selon cette même source.

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