Manifestations du 1er-mai : la préfecture de police redoute "une journée en enfer"

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INQUIÉTUDE - Dans un communiqué publié ce lundi, la préfecture de police a exprimé son inquiétude concernant d'éventuels débordements lors des manifestations du 1er-mai à Paris. En conséquence, elle a ainsi prévu un important dispositif de policiers et des contrôles en amont des événements.

Ce mardi 1er mai, plusieurs manifestations dans l'espace public vont se tenir à l'occasion de la Fête du Travail, notamment de la Place de la Bastille à la place d'Italie, à Paris. Dans un communiqué publié ce lundi 30 avril, la préfecture de police de Paris a fait part de son inquiétude concernant la bonne tenue de ces manifestations.

Dans ce texte, la préfecture indique que plusieurs "groupes extrémistes veulent faire de cette journée du 1er mai un grand rendez-vous 'révolutionnaire'", en s'en prenant notamment "aux forces de l’ordre ainsi qu’aux symboles du capitalisme". A titre d'exemple, la préfecture cite un mouvement inter-luttes qui appelle notamment à faire vivre aux forces de l'ordre, "une journée en enfer". 

Pour appréhender au mieux possible ces éventuelles échauffourées qui pourraient émailler les manifestations, le préfet de police Michel Delpuech a reçu les différents organisateurs.

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Un important dispositif de forces de l'ordre déployé

Pour anticiper des "dégradations multiples à l’encontre du mobilier urbain, des banques, agences immobilières, assurances, concessions automobiles", la préfecture de police a annoncé son intention de déployer un dispositif de "grande ampleur" formé d'unités de forces mobiles et de fonctionnaires de police "afin de permettre aux manifestants traditionnels d’exercer leur liberté de manifester, au cortège d’emprunter dans les meilleures conditions l’itinéraire déclaré, et de protéger la tranquillité et la sécurité des riverains." 

Toujours dans le communiqué, la préfecture de police précise que plusieurs centaines de bouteilles vides, de produits et de banderoles "supportant des slogans habituellement utilisés par les Black-blocs" ont été saisis ce lundi "dans le cadre de l’évacuation du campus Censier", à l'université Paris III.

Des contrôles effectués avant les manifestations

En plus d'un dispositif important de fonctionnaires de police déployés à proximité des cortèges de manifestants, des contrôles minutieux seront effectués "en amont de la manifestation et aux abords de celle-ci de même que dans l’ensemble des transports représentant des points d’accès à l’itinéraire emprunté".

"Toute personne en infraction fera l’objet d’une interpellation immédiate en vue de l’établissement d’une procédure judiciaire" ajoute le communiqué, qui précise que la vidéo-surveillance sera activement utilisée pour repérer les éventuels fauteurs de troubles.

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