Manifs anti-pass sanitaire : 121.000 participants décomptés, la mobilisation baisse encore

Manifs anti-pass sanitaire : 121.000 participants décomptés, la mobilisation baisse encore

PROTESTATION - Pour la neuvième semaine consécutive, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre le pass sanitaire. Selon le ministère de l'Intérieur, ils étaient 121.000, dont 19.000 à Paris. Une mobilisation encore en baisse sur une semaine.

La mobilisation contre le pass sanitaire encore à la peine. Après trois week-ends consécutifs de baisse, le nombre de manifestants est encore inférieur à celui de samedi dernier. Selon le ministère de l'Intérieur, 121.000 personnes ont défilé dans toute la France, dont 19.000 à Paris. À titre de comparaison, ils étaient 140.000 samedi dernier, 165.000 la semaine précédente et 175.000 sept jours plus tôt.

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Comme depuis le début du mouvement, ils protestent contre l'extension du pass sanitaire qui entrave, selon eux, leurs "libertés". "Ma crainte est la perte totale de libertés et la vaccination des enfants", raconte une manifestante au micro de LCI. "Je n'ai pas envie d'être obligé de montrer un QR code pour sortir, je veux garder la confidentialité sur ma vie privée", explique de son côté un participant.

Trois policiers et gendarmes légèrement blessés

Du côté des politiques, Florian Philippot, fondateur des Patriotes et candidat à l'élection présidentielle, était, comme à son habitude, présent en tête de l'un des rassemblements parisiens. Au total, quatre cortèges se sont formés dans la capitale. L'un d'entre eux s'est élancé en début d'après-midi de l'avenue de Breteuil, mélange de Gilets jaunes ou de militants du syndicat Sud ou d'extrême gauche, aux cris de "Macron, ton pass, on n'en veut pas", "Macron démission" ou "Non à la dictature", ont constaté des journalistes de l'AFP.

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Les manifestants protestent également contre l'obligation vaccinale, qui s'étendra à partir du mercredi 15 septembre aux professionnels de santé. "On est au pied du mur", déplore une manifestante venue spécialement de Franche-Comté pour manifester à Paris. "Le 15 septembre, des collègues et moi allons être suspendus sans salaire. Le système de santé n'avait pas besoin de ça", déclare-t-elle à l'AFP.

Quelques incidents ont été signalés à Paris à la mi-journée autour des Champs-Élysées, où les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour en interdire l'accès à des manifestants. Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos faisant état d'utilisation de gaz lacrymogène rue de Rivoli ont également été publiées. Trois policiers et gendarmes ont été légèrement blessés dans les rassemblements de la capitale, selon le ministère de l'Intérieur.

Dimanche soir, la préfecture de police a dévoilé le bilan définitif des interpellations à Paris. Au total, "104 personnes ont été interpellées, principalement pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations contre les biens et violences volontaires contre" les forces de l'ordre. Sur ces interpellations, 84 ont donné lieu à des gardes à vue, selon un bilan du parquet de Paris. Dix-huit d'entre elles étaient encore en cours et onze autres ont été classées sans suite.

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