Marche de la dignité : des milliers de personnes ont défilé contre le racisme

Marche de la dignité : des milliers de personnes ont défilé contre le racisme

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RACISME – La marche de la dignité a défilé samedi dans les rues de la capitale contre les violences policières et le racisme, dix ans après les émeutes en banlieues.

Ils étaient plusieurs milliers de personnes à battre le pavé pour la dignité. La marche de la dignité a défilé samedi dans les rues de Paris pour manifester contre les violences policières, le racisme et les humiliations. Partie du quartier populaire de Barbés jusqu'à la place de la Bastille, la foule compacte de 3 500 personnes selon la police, plus de 10 000 d'après les organisateurs, a défilé derrière une banderole "Marche de la dignité contre le racisme" en scandant : "Justice, réparations, unité".

Cette marche a été lancée par un collectif de femmes, "Urgence notre police assassine", initié par Amal Bentounsi, sœur d'un homme de 29 ans tué par une balle policière alors qu'il tentait d'échapper à la police en 2012 en Seine-Saint-Denis. Elle voulait mobiliser contre l'impunité dont bénéficieraient selon elle les forces de l'ordre quand ils poursuivent des Noirs et des Arabes. "On veut rendre visibles ces gens qu'on ne voit pas. Il faut réaffirmer notre dignité", a déclaré Amal Bentounsi. Elle a réussi à fédérer une soixantaine de femmes, qui ont pris la tête du cortège.

Une marche dix ans après les émeutes en banlieues

Dix ans après les émeutes en banlieues et la mort de Zyed et Bouna, qui avait entraîné la plus grave vague de violences urbaines de l'histoire des banlieues françaises, "rien n'a changé" selon la porte-parole de la Marche des femmes pour la dignité (Madef). Dans le cortège, des photos des deux adolescents étaient brandies, leurs prénoms scandés : "Zyed, Bouna, on n'oublie pas". "Nos quartiers ne sont pas des stands de tir", pouvait-on lire sur des banderoles. Parmi les slogans également, dix mois après les attentats parisiens, la foule a scandé "Je suis Charlie, on n'en veut pas, les dessins racistes, on n'en veut pas". Quelques drapeaux palestiniens flottaient par ailleurs dans le cortège, des militants pro-palestiniens ont appelé au boycott d'Israël.

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