Marlène Schiappa annonce la reprise des IVG dans un hôpital de la Sarthe qui n'en pratiquait plus depuis 9 mois

Marlène Schiappa annonce la reprise des IVG dans un hôpital de la Sarthe qui n'en pratiquait plus depuis 9 mois

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MÉDECINE - Depuis le mois de janvier dernier, l'hôpital de Bailleul, dans la Sarthe, ne pratiquait plus les interruptions volontaires de grossesse faute de personnel. Marlène Schiappa a annoncé vendredi 7 septembre que l'activité reprendrait à la fin du mois.

"A compter de fin septembre prochain, l’activité d’orthogénie sera remise en place au Pôle Santé Sarthe et Loir avec une nouvelle organisation qui s’articulera autour : du médecin, qui n’a pas fait valoir sa clause de conscience, et dont le temps de travail est passé de 60 à 100% au 1er juillet 2018 ; des sages-femmes de l’établissement qui pourront réaliser les IVG médicamenteuses (50% des actes) sous la responsabilité du médecin" a expliqué le secrétariat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes dans un communiqué publié vendredi 7 septembre. 

"Depuis janvier 2018, le Pôle Santé Sarthe et Loir avait suspendu l'activité d'IVG, cette situation étant liée à la démographie médicale dans le département de la Sarthe, au départ à la retraite du médecin qui réalisait les IVG et au fait que trois des quatre praticiens présents avaient fait valoir leur clause de conscience" rappelle le communiqué du secrétariat d'Etat.


Marlène Schiappa, qui a participé à une réunion au Mans avec les professionnels du secteur pour trouver une solution, a également assuré qu'une continuité serait assurée lorsque le médecin ne sera pas présent à l'hôpital par les établissements de santé environnants.

"Aucune IVG n'a été refusée en Sarthe"

Malgré la fermeture du service, qui a réalisé 67 IVG en 2017, "aucune IVG n'a été refusée en Sarthe" précise le communiqué. Les patientes ont été réorientées vers Le Mans ou Angers, à 50 kilomètres du centre hospitalier de Bailleul.


L'hôpital de Bailleul, qui avait expliqué au mois de juillet dernier à LCI avoir du mal à recruter un nouveau médecin pour faire fonctionner le service, a précisé à l'AFP : "On ne pouvait pas maintenir l'activité, c'était trop risqué, on ne pouvait pas répondre à la demande avec un seul médecin à 60%." Un médecin à temps partiel devrait être recruté en début d'année prochaine. "Le dispositif reste un peu fragile, l'idéal serait d'avoir deux médecins à temps plein" estime l'hôpital. Le dispositif mis en place à la fin du mois sera évalué début 2019.

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