Marseille et Nantes : les taxis tentent de barrer la route à UberPop

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TRANSPORTS - Une centaine de taxis ont mené ce mardi matin une opération escargot sur le périphérique de Nantes pour protester contre l'arrivée dans la ville d'UberPop, le service controversé de l'américain Uber. Mêmes grondements à Marseille.

Réunion en préfecture à Marseille, opération escargot à Nantes... Les taxis sont à nouveau mobilisés ce mardi pour réclamer l'interdiction de l'application UberPOP au lendemain de sa mise en service dans ces deux villes. UberPOP, lancé lundi également à Strasbourg, était déjà disponible à Paris, Lyon, Toulouse, Nice et Bordeaux.

A Marseille, une cinquantaine de véhicules étaient rassemblés devant la préfecture, où devait s'ouvrir une réunion en milieu de matinée. "Nous demandons la prise d'un arrêté préfectoral interdisant l'utilisation de l'application UberPOP, comme cela a pu se faire dans d'autres villes", a indiqué Rachid Boudjema, secrétaire général du syndicat des Taxis marseillais. Le préfet du Nord a interdit le service fin mai pour "concurrence déloyale" vis-à-vis des VTC et taxis, deux professions ulcérées par le développement de cette activité.

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Les conducteurs illégaux menacés de sanctions pénales

La préfecture des Bouches-du-Rhône avait rappelé lundi "que les conducteurs qui exerceraient illégalement la profession de taxi ou de conducteur de VTC, s'exposeraient à des sanctions pénales d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende pouvant être assorties de peines complémentaires de suspension du permis de conduire pendant cinq ans ainsi que de la confiscation du véhicule". La préfecture précise que "des opérations de contrôle seront menées avec une particulière vigilance au cours des prochains jours afin de faire respecter le droit".

A Nantes, une centaine de chauffeurs de taxis ont bloqué le périphérique mardi matin, occasionnant plusieurs kilomètres de bouchons, avant de converger en milieu de journée vers le centre-ville. Rejoints par une cinquantaine de taxis de Bordeaux, ils ont paralysé la circulation des tramways et bloqué les accès à la Préfecture, où une délégation doit être reçue. "UberPop n'est ni plus ni moins qu'une légalisation du travail dissimulé, a déclaré Franck Ladurelle, président du Syndicat des taxis de Loire-Atlantique. On ne peut pas accepter que des particuliers qui veulent arrondir leurs fins de mois ou que des chômeurs travaillent sur notre dos".

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