Marseille : Gérald Darmanin lance une opération anti-drogue après un reportage de Quotidien

Gérald Darmanin, le 15 juin 2021.

SÉCURITÉ - Après la diffusion d'un reportage sur Quotidien, ce lundi 30 août, le ministre de l'Intérieur a décidé d'organiser une "opération anti-drogue" à la cité des Flamants à Marseille.

Le reportage a fait du bruit et a ébranlé jusqu'au sommet de l'Etat. Lundi 30 août, l'émission Quotidien marque sa rentrée avec une enquête choc montrant des jeunes dealeurs d'une cité de Marseille. Ces derniers disent contrôler les points de deal dans la cité des Flamants, mais aussi le passage des voitures. 

"Vous voyez Macron ? Les Français lui obéissent. Bah ici c'est pareil : les gens qui veulent entrer dans le quartier, ils nous obéissent", lance fièrement l'un d'eux au micro de Quotidien. À huit mois de la présidentielle de 2022, la réaction du ministre de l'Intérieur Gerald Darmanin ne s'est pas fait attendre. Le responsable de Beauvau a annoncé sur Twitter le lancement d'“une importante opération anti-drogue” dans la cité marseillaise. 

Toute l'info sur

Un été meurtrier à Marseille

Dans son post, le ministre de l'Intérieur a martelé : "Aucune zone de non-droit sur le territoire de la République, à Marseille comme ailleurs." Gerald Darmanin a déclaré que d'autres opérations suivront. Il a ajouté que quatre interpellations avaient été réalisées avec des saisies de drogue et d’argent liquide. A droite sur l'échiquier politique, les voix se sont aussi élevées après la diffusion du reportage sur Quotidien.  Le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, qui pourrait se lancer dans la course à la présidentielle,  s'est, lui aussi, fendu d'un tweet. 

"Je ne connaissais pas la République de la cité des Flamants", a-t-il tancé en référence aux propos de Gerald Darmanin. De son côté, la responsable du Rassemblement national, Marine Le Pen, en a profité pour décocher quelques flèches au gouvernement actuel : "Quand un quartier entier vit sous la coupe de dealers qui imposent leurs règles au détriment des lois communes, c'est bien ce qu'on appelle une "zone de non-droit".  Il y en a des centaines en France, et vous ne faites strictement RIEN."

Mais les politiques ne sont pas les seuls à avoir réagi. Le syndicat des commissaires de la Police nationale s'est étranglé en voyant la vidéo : "La police rentre partout et intervient partout. Ce n’est pas une barrière tenue par des petits guetteurs prétentieux devant des journalistes qui l’en empêche. Pour plus d’efficacité il faut que le législateur fasse du guet sur un point de deal un délit !"

Lire aussi

Ce mercredi, le président de la République doit commencer une visite de trois jours à Marseille. L''arrivée d'Emmanuel Macron survient deux semaines après qu’un commando armé d’une kalachnikov a semé la désolation à la cité des Marronniers, sur fond de trafic de drogue. Un plan d'aide à la ville devrait être présenté pour lutter contre l'insécurité et le logement insalubre., "Paris ne vient pas pour dessiner l’ambition de Marseille, mais pour accélérer une bonne réalisation de projets", expliquait ce lundi, une source à LCI, assurant que l'État doit se tenir aux côtés des collectivités lorsqu'elles en ont besoin. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

VIDÉO – Un an de pluie en quelques heures : les images des dégâts des inondations monstres en Sicile

Présidentielle 2022 : pourquoi Eric Zemmour taxe-t-il Marine Le Pen de "femme de gauche" ?

Tir mortel d’Alec Baldwin : nouvelles révélations sur la jeune armurière Hannah Gutierrez Reed

VIDÉO - Vladimir Poutine, père d'une fille cachée de 18 ans ?

"C’est ridicule" : la colère monte face aux routes bloquées de la frontière franco-espagnole

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.