En pleine crise sanitaire, les sites de rencontres ne séduisent plus

En pleine crise sanitaire, les sites de rencontres ne séduisent plus

LOVE, ETC... - Entre août 2020 et février 2021, dix des plus grands sites de rencontre en France ont enregistré une baisse moyenne de 36% de leur fréquentation, selon une étude. Les désirs sont-ils en désordre ?

Comment trouver l’amour de sa vie ou l’aventure d’un soir quand l'heure du retour à la maison est imposé à 18 h ?  Difficile en effet, avec ces restrictions, d'organiser des rendez-vous galants. Conséquence, les célibataires ont décidé de remettre à plus tard leur mode de séduction 2.0. 

Selon une étude du comparateur Monpetitdate, le constat est d'ailleurs sans appel : entre août 2020 et février 2021, dix des plus grands sites de rencontre en France ont vu une baisse moyenne de 36 % de leur fréquentation. Une baisse progressive et constante, en dépit du redoux de ces derniers jours, censé amorcer un regain d'intérêt pour les rencontres en ligne. Et les plus influents du secteur ne sont pas épargnés.

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Le leader Meetic voit ainsi sa fréquentation baisser de 30% passant de 13 millions à 10 millions de visites, et ce en dépit d'améliorations, et notamment l'ajout des rencontres en vidéo. Ce site s'en sort malgré tout mieux qu'AdopteUnMec, pour qui la chute (-40%, passant de 2,8 millions à 2 millions de visites) est proportionnellement plus vertigineuse. Disons Demain, le site réservé aux quinquagénaires du groupe Meetic, enregistre, lui, une baisse de 23%. Tandis que son principal concurrent dans la rencontre senior, NosBellesAnnées, ne fait pas mieux (-33%). Enfin, le célèbre réseau OVS (OnVaSortir), promettant des activités entre amis et/ou célibataires, subit une baisse énorme de 46% passant de 7 millions à 3,8 millions de visites, soit près de 4 millions de visites en moins.

Cette tendance à la dégringolade semble toutefois épargner les couples en quête de grand frisson puisque le seul réseau à limiter la fuite d'utilisateurs est Gleeden, numéro un en France dans le domaine de la rencontre extra-conjugale ! Ce site s’en sort mieux que tous les autres sur la même période, enregistrant une légère baisse de 12 % de fréquentation.

Des joies du célibat ?

Ces chiffres seraient-ils le reflet d'un célibat mieux vécu par les Français ? Selon une étude de l'INED, publiée en décembre, cela se pourrait bien. À la question : souffrez-vous de votre célibat ? Seules 31 % des femmes (âgées de 25 à 65 ans) indiquent que cela a un impact sur leur vie quotidienne, leur moral, contre 26 % des hommes. D’après cette étude, une majorité des 18 millions de célibataires en France vivraient donc mieux leur célibat qu’avant et appréhenderaient différemment leur vie en solo. 

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Résultat, le couvre-feu placé à 18 h pour une durée indéterminée a favorisé une forme de renoncement. Car pourquoi prendre un abonnement sur Meetic, si dans six mois on ne peut toujours pas mettre le nez dans un bar, un cinéma, un théâtre ou un restaurant ? Beaucoup de célibataires ont tout simplement mis leur vie amoureuse ou sexuelle sur pause. Et sur le long terme, les conséquences de cette pandémie devraient bouleverser durablement les manières de se rencontrer. On peut aussi légitimement penser que le nombre de célibataires va encore grimper.

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