Zeus, Leiv, Adriano, Xynthia... Qui choisit les noms des tempêtes ?

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MÉTÉO - Après Kurt, Leiv et Marcel, c'est au tour de Zeus de s’abattre sur la France. Cette nouvelle tempête, meurtrière, porte le nom d'un dieu grec. D'où viennent les noms donnés aux dépressions ? LCI vous en dit un peu plus sur ces choix pas vraiment scientifiques…

Depuis le début de l’année, Kurt, Leiv ou encore Marcel ont beaucoup fait parler d’eux. Non, ce ne sont pas de nouveaux people en vue ou des joueurs de football brésiliens, mais des dépressions qui ont secoué la France ces récentes semaines. Dernier invité en date : Zeus. Rien de moins que le nom du Dieu des dieux pour annoncer la tempête meurtrière qui touche le pays et qui a fait un mort, en Dordogne.


Et le nom donné à chaque tempête n’est pas le fruit de quelques météorologues farfelus, mais répond à des critères bien spécifiques. Jusqu’en 1954, les jours de la semaine influençaient les prénoms donnés. Puis une étudiante de l’Université de Berlin eut l’idée de nommer plus précisément les dépressions touchant l’Europe afin d’unifier le tout et rendre les cartes météo plus lisibles, faciles à suivre. Les noms seront choisis par ordre alphabétique d’apparition des tempêtes (A, B, C, D…), quelle que soit l’importance de la dépression.

150 € pour donner son prénom à une tempête

Depuis 2002, ces appellations sont ouvertes au public auprès de l'Institut de météorologie de l'Université de Berlin. Moyennant un peu plus de 150 euros pour une dépression, 350 pour un anticyclone, quiconque le souhaite peut acheter le droit de donner son prénom à une perturbation. Une opération, baptisée "Adopt a Vortex", qui connaît un franc succès, comme en témoigne la liste déjà bien remplie de l’année 2017. En moyenne, 150 noms sont donnés aux dépressions européennes chaque année, qu’elles soient de faible ampleur ou parviennent à faire la une de la presse. Toutes ne seront pas aussi "célèbres" que Lothar (26 décembre 1999), Xynthia (28 février 2010) ou Klaus (janvier 2009).


Les tempêtes Leiv et Marcel qui ont frappé la France début février avaient en fait les prénoms des personnes les ayant déposés (Leiv Tholander et Marcel Ziefle). Jusqu’à Zeus qui balaye actuellement le pays, Pierre (7 février) – nom choisi par un professeur agrégé de géographie et responsable d’un Master sur le climat et l’environnement- ou encore Rolf, Udo et Wilfried ont soufflé. Le prochain à faire son apparition sera Adriano, suivi de Bernd et Christoph.


Cependant, les noms que nous connaissons ne sont pas utilisés par tous les pays. Les Français reprennent les noms choisis par les Allemands. Les Britanniques, quant à eux, optent généralement pour d’autres patronymes pour une même tempête.


Si vous avez envie de donner votre nom à une tempête, dépêchez-vous ! Et soyez plutôt inspiré : il reste le I, N, Q, S, X, Y et Z.

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