Meurtre d'Anaïs : vers une réouverture de l'enquête, 23 ans plus tard ?

Meurtre d'Anaïs : vers une réouverture de l'enquête, 23 ans plus tard ?

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REBONDISSEMENT - En avril 1991, la dépouille d'une fillette de 10 ans était retrouvée dans les Vosges. Vingt-trois ans plus tard, son père demande la réouverture d'une enquête qui n'a jamais permis d'établir les responsabilités dans ce meurtre. Dans son viseur : un membre de la famille suspecté par la justice au début de l'affaire.

En janvier 1991, Anaïs Marcelli était enlevée à la sortie de l'école à Mulhouse. Trois mois plus tard, le corps de cette fillette de 10 ans était retrouvé sans vie par un randonneur au sommet du col de Bussang dans les Vosges. Vingt-trois ans plus tard, le père de la victime demande la réouverture de l'instruction sur la base "d'éléments nouveaux" incriminant un proche de la famille, a indiqué jeudi son avocat.

"J'ai des éléments nouveaux que je pense consistants, sérieux et pertinents", a déclaré Me Thierry Moser, sans vouloir les divulguer à la presse pour éviter que "le suspect soit au parfum". Dans le viseur : un membre de la famille d'Anaïs, qui avait été "dans le collimateur" de la justice au début de l'affaire sans jamais être mis en examen, faute de charges suffisantes.

Non-lieu en 1997

L'avocat a confié avoir "relativement bon espoir" qu'aboutisse sa demande de réouverture de l'enquête, déposée auprès du procureur de la République de Mulhouse (Haut-Rhin). Ce dernier ne partage pas tout à fait l'optimisme du conseil. "Il n'y a rien de vraiment nouveau, donc je ne rouvrirai pas l'information (...) mais j'examine la possibilité de demander une vérification préliminaire parmi celles qui m'ont été suggérées", a fait savoir Hervé Robin. Cela devrait en tout cas prendre du temps puisque "ce sera mon successeur qui prendra la décision finale", a précisé le magistrat, qui partira en retraite le 31 mai.

A l'époque des faits, l'autopsie avait conclu que la fillette n'avait pas subi de violences sexuelles et qu'elle avait vraisemblablement été étranglée. La première instruction n'avait écarté aucune piste : l'enlèvement par un prédateur sexuel, l'acte d'un proche ou le rapt dans le cadre d'un réseau de prostitution d'enfants. Mais cette enquête s'était soldée par un non-lieu en 1997, sans la moindre mise en examen. Cinq ans plus tard, la mort d'un suspect, un chauffeur routier en détention provisoire aux Pays-Bas, avait enterré une nouvelle information judiciaire contre X ouverte en 2001.

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