Meurtre de Marie-Jeanne Meyer : 30 ans de prison requis contre Anthony Draoui

Meurtre de Marie-Jeanne Meyer : 30 ans de prison requis contre Anthony Draoui

PROCES - L'avocat général a requis trente ans de réclusion criminelle contre Anthony Draoui, accusé du meurtre de Marie-Jeanne Meyer. Le corps de la jeune joggeuse avait été retrouvé mutilé et brûlé en juin 2011.

"Nous n'avons pas le droit à l'erreur. Si un jour il s'en prend à une autre nous serons inexcusables !" L'avocat général a requis vendredi matin la peine maximale, soit 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté aux deux-tiers, contre Anthony Draoui. Cet ancien SDF, âgé de 22 ans, est jugé depuis mardi devant les assises de l'Ardèche pour le meurtre de Marie-Jeanne Meyer. Le corps de la jeune fille de 17 ans avait été retrouvé le 21 juin 2011 mutilé et brûlé dans une fosse sous des feuillages.

"On est face à un véritable massacre. Vous n'assumez pas l'horreur de votre geste. Vous évitez la sauvagerie dans vos aveux, a déroulé le magistrat dans son réquisitoire implacable. Marie-Jeanne n'avait pas d'autre solution que de vous suivre comme une brebis qui va à l'abattoir (...) On nage en pleine contradiction pour cacher l'innommable."

"Vous avez détruit notre famille"

Durant le procès, Anthony Draoui avait raconté sans émotion comment il avait tué Marie-Jeanne, rencontrée sur les hauteurs de Tournon alors qu'elle faisait son jogging : il se serait promené une heure avec elle avant de lui faire visiter le campement de fortune où il vivait. Sous sa tente, il aurait tenté de l'embrasser et elle l'aurait repoussé. Se sentant "humilié" et "abandonné", il se serait emparé d'un couteau. A la barre jeudi, il avait reconnu à demi-mot avoir démembré la jeune lycéenne, avant de revenir sur ses déclarations. 

"Marie-Jeanne était notre fierté, notre richesse, vous nous l'avez arrachée, vous avez détruit notre famille", a déclaré peu avant le verdict son père, soulignant que lui aussi avait été élevé en famille d'accueil. L'avocat d'Anthony Draoui avait en effet mis en avant l'enfance chaotique de son client. "Il a été ballotté de familles en foyers d'accueil. Sa mère était dépressive, alcoolique et droguée, son père était absent. La manière dont il a grandi est effrayante, c'est un enfant sauvage", avait expliqué Me Billet à metronews. Interpellé par des parents dévastés par la douleur, l'accusé a fini par lâcher, les yeux dans le vague : "Pardon". Le verdict est attendu dans la soirée.

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