Meurtre de Natacha Mougel : peine maximale pour Alain Penin

Meurtre de Natacha Mougel : peine maximale pour Alain Penin

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JUSTICE - Alain Penin a été condamné jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Natacha Mougel en 2010. Le corps de la joggeuse avait été retrouvé atrocement mutilé dans un champ de maïs près de Marcq-en-Barœul.

A l'énoncé du verdict, il est resté de marbre. Alain Penin a été reconnu coupable jeudi du meurtre barbare de Natacha Mougel . Un crime en état de récidive pour lequel la cour d'assises du Nord l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. 

"Il n'y a pas d'autre choix pour vous que la peine maximale", avait déclaré un peu plus tôt l'avocat général dans son réquisitoire , avant de mettre en garde les jurés: "L'homme que vous avez à juger est de la nitroglycérine humaine. Derrière l'apparence de la banalité, il peut exploser à tout moment. Il a fait endurer à sa victime un calvaire sans nom". 

"Penin, lève-toi, regarde-moi !"

Alain Penin, 42 ans, avait déjà été condamné à dix ans de prison pour le viol en 2006 d'une joggeuse, Sylvia Peromingo. Après avoir effectué la moitié de sa peine, il avait bénéficié d'une libération conditionnelle. Moins d'un an après, il croisait la route d'une autre joggeuse, Natacha Mougel. "C'est un tueur organisé, un prédateur qui repère ses proies", avait assuré à la barre un expert psychiatre en le comparant au tueur en série Michel Fourniret.

Durant le procès, le médecin légiste avait également expliqué que les souffrances physiques endurées par la jeune femme avaient été "extrêmes". Alain Penin lui avait asséné plus d'une centaine de coups de tournevis. "La perpétuité, c'est un mensonge, cela n'existe pas. Il faut réformer le code pénal", avait lancé avant le verdict le père de Natacha. Le cri de douleur d'Yves Mougel avait résonné dans la salle d'audience lorsqu'un peu plus tôt, il avait interpellé le bourreau de sa fille : "Penin, Penin, lève-toi Penin ! Regarde-moi ! Qui es-tu ?". L'intéressé, tête basse, avait alors répondu : "Je ne sais pas quoi dire. Je sais que ce que j'ai fait est impardonnable, monstrueux." Il a décidé de ne pas faire appel.

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