Migrants clandestins : les éloignements forcés repartent à la hausse en 2017

Migrants clandestins : les éloignements forcés repartent à la hausse en 2017

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IMMIGRATION - Sur un peu plus de 100.000 demandes d'asile en 2017, la France a accordé le statut de réfugié a plus d'un tiers et a "éloigné 26.000 personnes", dont 14.000 de manière forcée, a déclaré lundi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Les éloignements forcés d'étrangers ont atteint "14.000 au cours des onze premiers mois de 2017", a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb à l'AFP, lundi. Soit "une hausse de 14%", précise-t-il. Au total, 26.000 personnes arrivées clandestinement en France ont été éloignées, en comptant les départs aidés et les départs spontanés.


En 2016, un peu moins de 25.000 éloignements avaient été effectués, dont 13.000 forcés, selon les chiffres du ministère. Sur les huit dernières années, ces retours forcés oscillent entre 12.000 et 16.000. Les retours spontanés avaient augmenté de manière quasi-continue jusqu'en 2016, tandis que les retours aidés avaient chuté depuis 2012. 

"Le but, demain, est de continuer à améliorer les conditions de retour, qu'il soit contraint ou volontaire", a affirmé Gérard Collomb. Sur plus de 100.000 demandes d'asile en 2017, la France a accordé le statut de réfugié à un gros tiers des migrants.


"Nous assistons à une augmentation exceptionnelle" de la demande d'asile, "alors-même que la demande chute de près de moitié dans les pays européens", a poursuivi le ministre, qui ajoute qu'"un certain nombre de pays qui avaient beaucoup accueilli ces dernières années sont en train de débouter beaucoup de personnes", notamment l'Allemagne, avec 300.000 personnes déboutées en deux ans. Gérard Collomb a évoqué ces dernières semaines sa crainte d'un report sur la France.

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Pour le ministre, les demandes d'asile "sont faites pour une grande partie par des personnes qui ne présentent pas de besoins de protection", notamment des ressortissants d'Albanie ou de pays d'Afrique de l'Ouest. M. Collomb a plaidé pour "réformer notre droit d'asile" afin de l'aligner sur les pays voisins "comme l'Allemagne". 

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