Migrants : l'UE n'arrive toujours pas à s'entendre sur leur répartition

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CRISE MIGRATOIRE – Divisés, les Etats de l'Union européenne ont échoué lundi soir à s'entendre sur la répartition des réfugiés. Plusieurs Etats membres sont réfractaires à l'instauration de quotas obligatoires.

L’Union européenne n’arrive toujours pas à se mettre d’accord pour trouver une solution à la crise migratoire qu’elle traverse depuis plusieurs mois, la plus grave depuis 1945. Au cœur des divisions entre les 28 Etats-membres, la question de la répartition des migrants qui arrivent par centaines sur les côtes européennes. Lundi soir, la réunion en urgence des pays membres sur le sujet a donc débouché sur un échec.

La semaine dernière, la Commission européenne appelait l’Europe à accueillir 120.000 migrants se trouvant en Italie, en Grèce et en Hongrie. Mais la répartition contraignante de ces migrants, les fameux "quotas", provoque une levée de boucliers d’une partie des pays d’Europe de l’Est.  

"L'Europe n'est pas une Europe à la carte !"

"Une grande majorité d'États se sont engagés sur le principe d'une relocalisation" des 120.000 réfugiés, "mais tout le monde n'est pas pour l'instant à bord", a reconnu Jean Asselborn, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères. Une division qui a provoqué une colère froide de Bernard Cazeneuve, le ministre français de l’Intérieur : "Pendant que nous parlons, il y a des migrants sur la route de l’exode et certains meurent. L’Europe n’est pas une Europe à la carte !"

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Parmi les pays réfractaires, la Hongrie fait figure de symbole. Ce mardi, elle vient de terminer de fermer physiquement sa frontière avec la Serbie, point de passage principal des migrants qui remontent de Grèce via la route des Balkans. Autres pays opposés à l’instauration des quotas : la Slovaquie et la République tchèque. Les deux pays ont d’ailleurs rétabli, comme l’Allemagne ou l’Autriche, des contrôles à leurs frontières en début de semaine. Dernier pays réfractaire : la Pologne. Les États membres ont en revanche confirmé qu'ils allaient se répartir l'accueil de quelque 40.000 réfugiés, comme prévu depuis fin juillet. Un premier pas.

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