Fronde des policiers : les mesures annoncées ne font pas l’unanimité

RÉACTIONS - Le gouvernement a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 250 millions d'euros et des mesures répondant à la plupart des revendications des policiers. Des annonces saluées par les syndicats. Toutefois certains policiers, pas convaincus, continuaient leurs manifestations.

Certes, les syndicats de policiers ont salué des annonces "importantes" du gouvernement. Bernard Cazeneuve avait annoncé peu auparavant, mercredi, le déblocage d'une enveloppe de 250 millions d'euros destinée à renouveler leur équipement, ainsi que le lancement d'une réflexion sur la légitime défense, au dixième jour de grogne des forces de l'ordre. A l'issue d'une réunion du président de la République à l'Élysée avec les syndicats de police, le ministre de l'Intérieur a annoncé "un effort supplémentaire", en affirmant que le gouvernement avait "conscience de l'urgence" à répondre aux revendications des policiers.


Il a promis une "enveloppe globale de 250 millions" allouée aux équipements ainsi qu'une étude des "conditions d'évolution de la légitime défense" afin que les ministères de l'Intérieur et de la Justice puissent faire "des propositions" dès la fin novembre, au Parlement. "Nous attendons bien évidemment que, très rapidement, elles soient mises en œuvre", a réagi Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, saluant "une avancée importante".

Maintenant il va falloir que ça se concrétise très rapidement Secrétaire général CFDT

"Satisfait, le terme n'est pas là. Il y a eu des annonces importantes faites ce soir", a ainsi commenté Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police, qualifiant de "très fortes" les mesures qui concernent la "protection des policiers" et "les tâches indues".


"C'est plutôt positif dans les annonces, maintenant il va falloir que ça se concrétise très rapidement sur le terrain pour que la grogne légitime que les policiers ont exprimée cesse", a pour sa part déclaré Jean-Marc Bailleul, le secrétaire général CFDT et ses composantes polices.

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Toutefois, certains n'ont pas été convaincus par ces annonces. Une centaine de policiers ont poursuivi leur mobilisation au Mans. A Marseille, un cortège de voitures, sirènes hurlantes, a parcouru le centre-ville, de la mairie à la place Castellane ils étaient 300 à 400. A Lyon, une centaine d'autres ont manifesté vers 22h30, rapidement rejoints par une trentaine de pompiers, venus exprimer leur soutien. En régions, 500 à 600 personnes ont défilé à Nancy, 400 à Strasbourg, 350 personnes à Nantes et Nice et dans de nombreuses villes de France.

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